Traque en Dordogne

Forcenés en France : deux à trois fois plus d'interventions du GIGN en 2021

La rédaction de LCI
Publié le 31 mai 2021 à 14h15
JT Perso

Source : TF1 Info

SÉCURITÉ - Depuis le début de l'année, le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est intervenu à de nombreuses reprises pour interpeller des individus dangereux. Une hausse considérable rapport à 2020.

Cette recrudescence fait-elle partie des effets du confinement ? Selon nos informations, sur les trois premiers mois de l’année 2021, le GIGN est intervenu à 30 reprises sur des forcenés en France.  

Traditionnellement, l'unité d'élite dirigée par le général Ghislain Réty et qui compte 1050 membres intervient environ une fois par semaine sur une année (soit environ 50 fois par an). Entre janvier et mars 2021, le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale est intervenu entre deux et trois fois plus qu'à l'accoutumée...

Tirs et légitime défense

Au cours des interventions entre janvier et mars 2021, les militaires ont dû parfois faire usage de leur arme. Ainsi, en janvier dernier,  un homme de 44 ans armé d'un Beretta, connu pour des troubles psychiatriques, a été tué au lieu dit de La Magne en Savoie par des membres du GIGN visés par ses tirs après une journée de tension. L'homme, "manifestement déséquilibré, en crise", s'était retranché chez lui, à Saint-François-de-Sales, près de Chambéry, et menaçait sa mère. Il "menaçait également de se supprimer", "demandait aux gendarmes de le flinguer" et "tenait des propos incohérents", selon les autorités. 

Début mars, un forcené qui était retranché à Folschviller (Moselle) et son ex-compagne qu'il retenait en otage ont été retrouvés morts par le GIGN lorsque ce dernier a donné l'assaut. L'homme, né en 1963, "potentiellement armé", revendiquait "la reprise de la vie commune" avec son ex-compagne qu'il retenait depuis plusieurs heures dans un logement d'une zone pavillonnaire de cette commune située à l'est de Metz. L'homme aurait tué son ex avant de se suicider.

Fin mars, un individu qui s'était retranché chez lui dans le Cantal avait fini par se rendre après avoir tiré sur les gendarmes qui l'ont blessé en ripostant. Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) avait été appelé en renfort sur cette mission.

Hausse continue au fil des mois

Cette hausse des interventions de l'unité délite semble se poursuivre depuis mars même si aucun chiffre officiel n'a été communiqué pour la période. Ainsi, entre mars et mai, le groupe d'intervention a été mobilisé sur de nombreuses missions comme l'illustrent notamment de récentes affaires particulièrement sensibles. 

Mi-mai, l'unité d'élite a traqué pendant trois jours Valentin Marcone après qu'il a abattu son patron et un collègue dans la scierie des Plantiers dans le Gard. Caché dans une forêt cévenole, l'homme de 29 ans avait fini par se rendre. Plus de 350 gendarmes aidés d'hélicoptères, de drones et de chiens, notamment des Saint-Hubert connus pour leurs exceptionnelles capacités olfactives, étaient à sa recherche, quadrillant cette région des Cévennes escarpée et isolée. Le mobile était semble-t-il dans cette affaire le licenciement prochain du suspect. 

Vendredi 28 mai, le GIGN est intervenu à La Chapelle-sur-Erdre en Loire-Atlantique où un homme, connu de la justice a agressé au couteau une policière municipale et séquestré pendant 2h30 une jeune femme avant d'être tué par les militaires au cours d'un échange de tirs près des locaux de la brigade de gendarmerie. Le mobile reste à déterminer pour cette récente affaire.

Depuis le 30 mai,  les GIGN de Toulouse et de Satory étaient mobilisés  du côté de  la Dordogne au Lardin-Saint-Lazare à la recherche de  Terry Dupin, 29 ans.  Cet ancien militaire,  âgé de 29 ans et quatre fois condamné pour violences conjugales, s'était  réfugié  dimanche dans une forêt de 4km2 à proximité fouillée par plus de 300 gendarmes ainsi que des équipes cynophiles, appuyés par au moins sept engins blindés et sept hélicoptères. 

L'individu, qui a été dans l'armée de 2011 à 2016, et a appartenu au régiment d’infanterie de Brive, était armé d'une carabine de chasse, une Winchester de calibre 30-30 dont il a fait usage à plusieurs reprises dans sa fuite dimanche contre les forces de l'ordre, endommageant gravement des véhicules de la gendarmerie. Ce lundi midi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sa neutralisation.


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