Trois ans de prison avec sursis pour le retraité complotiste qui détruisait des antennes-relais

La rédaction de LCI
Publié le 9 avril 2021 à 16h54
Haut-relief de la façade du palais de justice d'Amiens, en 2012 (image d'illustration).

Haut-relief de la façade du palais de justice d'Amiens, en 2012 (image d'illustration).

Source : PHILIPPE HUGUEN / AFP

JUSTICE - Un retraité âgé de 62 ans, proche des milieux complotistes, a été condamné ce vendredi à trois ans de prison avec sursis poru avoir détruit plusieurs antennes-relais entre août et automne 2020.

Les enquêteurs de la section de recherche de Grenoble (gendarmerie de l'Isère) travaillaient depuis des mois sur cette affaire. Cette semaine, les militaires ont interpellé un homme soupçonné d'avoir, entre août et novembre 2020, détruit en les incendiant quatre antennes-relais situées à Hauterives dans la Drôme et à Pact, la Chapelle, et Surieu dans l'Isère. L'individu était aussi soupçonné d'avoir détruit à coups de masse des ancrages destinés à supporter une antenne relais sur la commune d'Assieu dans le même département. Le préjudice avait été estimé à l'époque des faits à plus de 100. 000 euros. 

Placé en garde à vue en milieu de semaine, ce retraité âgé de 62 ans sans antécédent judiciaire, et demeurant à La Chapelle de Surieu a été plutôt prolixe devant les enquêteurs. "Opposant radicalisé, proche de mouvements complotistes et du conseil national de transition, il a reconnu trois des quatre faits qui lui étaient reprochés", indique ce vendredi Audrey Quey, procureure de la République de Vienne dans un communiqué. "Il a expliqué aux gendarmes avoir agi de colère, pour s'opposer 'aux mensonges du gouvernement' sur le coronavirus, estimant par ailleurs que la population française aurait dû être consultée sur la mise en place de la 5G".

Selon le parquet, le sexagénaire n'a pas exprimé "réellement de regrets, en dehors du fait que ses actes n'aient pas eu de conséquences sur l'action du gouvernement". 

"Aigri par le confinement"

Célibataire et isolé, le retraité s'est décrit comme "aigri par le confinement, le manque de vie sociale et le manque de contacts". Il a également déclaré avoir perdu le contrôle face à une pression trop importante. 

Jugé ce vendredi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Vienne des chefs de "destructions volontaires par incendie et destruction volontaire après effraction", il a été reconnu coupable des quatre faits qui lui étaient reprochés. Le tribunal l'a condamné à la peine de trois ans d'emprisonnement, intégralement assortie d'un sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation d'indemniser les parties civiles. 

Il encourait pour ces faits les peines maximales de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.


La rédaction de LCI

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