Après le décès du jeune Thomas, une petite centaine de sympathisants de l'ultradroite ont défilé samedi à Romans-sur-Isère, avant des affrontements avec les forces de l'ordre.
17 personnes ont été placées en garde à vue.
TF1info fait le point sur ce qu'il s'est passé.

La tension continue de monter après le décès du jeune Thomas à la fin d'un bal à Crépol, dans la Drôme, dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre. Une petite centaine d'individus de la mouvance ultradroite ont défilé ce samedi soir à Romans-sur-Isère. Cagoulés, armés de bâtons et regroupés derrière une banderole "Justice pour Thomas, ni pardon, ni oubli", ils sont "venus en découdre" avec de jeunes locaux, selon la préfecture. "Vers 18h, 80 individus ont tenté d'entrer dans le quartier de la Monnaie pour en découdre et ont affronté les forces de l'ordre", détaille-t-elle. Des mortiers d’artifice ont par ailleurs été tirés et des poubelles ont été déployées pour faire barrage, mais rien n'a été incendié.

24 gardes à vue

Les forces de l’ordre ont repoussé les agresseurs, avant de procéder à une vingtaine d’interpellations, suivies de 17 gardes à vue. Des mesures rapides qui ont permis que le calme revienne. Ce dimanche, les policiers ont réalisé sept nouvelles interpellations, avec gardes à vue à la clé. "Trois militants d’ultradroite et quatre jeunes Romanais du quartier de la Monnaie, tous porteurs d’armes ou armes par destination", ont été appréhendés, détaille la préfecture. "Les contrôles se poursuivent", ajoute-t-elle. 

Un blessé parmi les militants venus de toute la France

En marge de ce défilé, un militant a été frappé et blessé. "Sorti de sa voiture de force", puis "tabassé", "il a été fortement contusionné", a déclaré le préfet de la Drôme, Thierry Devimeux, au cours d'un point presse. "Ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté alors que le véhicule de l'intéressé a également été "brûlé".

Ce coup de force coïncidait avec la présentation au parquet de Valence des suspects accusés d'avoir participé aux violences de Crépol, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. Neuf jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen, six placés en détention et trois remis en liberté sous contrôle judiciaire. La poignée de militants hostiles impliqués dans les événements de ce week-end sont venus de différentes villes de France pour l'occasion : Besançon, Paris, Montpellier ou Nantes, assure une source policière. Ce sont exclusivement des jeunes, ajoute-t-elle auprès de l'AFP.  

Un nouveau rassemblement non autorisé était prévu dans la journée de dimanche dans le centre de Romans-sur-Isère. Les forces de l'ordre ont déployé à peu près le même dispositif que la veille pour prévenir d'éventuelles violences, précise une source proche du dossier. 

Dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre, une "rixe", selon les mots du procureur de la République à Valence, a éclaté devant la salle des fêtes de Crépol où se tenait un bal réunissant environ 400 personnes. Mortellement blessé, Thomas est décédé lors de son transport à l'hôpital. Outre ce décès, les violences ont fait huit blessés, dont deux graves.


M.G avec AFP

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