Un maire breton violenté et menacé par les gérants d'un cirque

La rédaction de TF1info
Publié le 14 juin 2022 à 7h53
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le maire de Bouëxière (Ille-et-Vilaine) et une élue ont essuyé dimanche des coups et des menaces des gérants d'un cirque qui s'étaient installés sur un terrain de la commune.
Des plaintes ont été déposées des deux côtés.
Une enquête est ouverte.

Dimanche matin, alors que le maire de Bouëxière (Ille-et-Vilaine), Stéphane Piquet, venait de quitter la salle des élections pour se rendre sur un terrain occupé par un cirque, il "a reçu un crachat, il a aussi été giflé et frappé dans le dos et sa première adjointe a été menacée", a indiqué à l'AFP Sterenn Leclere, adjointe au sport à la mairie, confirmant une information du quotidien Ouest-France.

Encore choqué, le maire s'est vu prescrire sept jours d'incapacité temporaire de travail (ITT) et son adjointe deux jours d'ITT, selon le journal local. Les deux élus ont déposé plainte à la gendarmerie. Ouest-France rapport qu'une femme, membre du cirque, aurait également été bousculée au cours de l’altercation et a également décidé de porter plainte.

Selon la mairie de cette commune d'environ 4500 habitants, ce cirque occupait ce terrain, appartenant à la mairie, avec une autorisation sans valeur juridique de l'ancien propriétaire.

Une enquête est ouverte

L'édile témoigne dans Ouest-France : "Je leur ai demandé de partir et indiqué qu’ils n’avaient pas le droit d’être ici. Aucune demande ne nous avait été faite. D’autant plus que ce cirque est énorme et qu’il n’y a ni eau, ni électricité." De leurs côtés, les membres du cirque disent avoir reçu l’accord de l’agriculteur qui exploite le terrain.

"Ils (le cirque) sont partis dimanche après-midi, la gendarmerie s'est déplacée", a précisé  Steenn  Leclere. Les élus municipaux, qui devaient se réunir lundi soir en conseil municipal, ont prévu de "stopper le conseil" et de déposer symboliquement leurs écharpes tricolores sur le bureau et de quitter la salle du conseil, d'après la même source.

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"On n'a pas le droit de frapper quelqu'un, qu'il soit élu ou pas élu. Ça doit être dénoncé", a estimé  Sterenn Leclere au nom des autres élus de l'équipe municipale. Selon le procureur de la République de Rennes, une enquête est en cours sur ces faits. 


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