Un vaste réseau de cigarettes de contrefaçon démantelé en Seine-Maritime, 100 tonnes de marchandise saisies

T. D.
Publié le 15 janvier 2023 à 17h09
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Les gendarmes normands ont réussi à remontrer la trace d'une entrepôt servant à la confection de cigarettes de contrefaçon.
Neuf individus ont été placés en garde à vue, pour la majorité de nationalité moldave.
Ce sont plus de 100 tonnes de marchandise qui ont été saisies, une prise d'une valeur théorique dépassant les 13 millions d'euros.

En fin d'année dernière, la Section de Recherches (SR) de la gendarmerie de Rouen a obtenu via Europol des renseignements sur l'activité suspecte d'individus en Seine-Maritime. Ils étaient suspectés de se livrer à un potentiel trafic international de cigarettes de contrefaçon, grâce notamment à l'appui d'un entrepôt situé au cœur d'une zone industrielle à St Aubin les Elbeuf, au sud de l’agglomération de Rouen. Une enquête préliminaire a alors été ouverte, permettant de confirmer ces informations. 

L'activité, de plus en plus intense constatée sur le site, a poussé les forces de l'ordre à agir, via une opération menée le 12 janvier. Un succès significatif puisqu'une importante quantité marchandise a été saisie et pas moins de 9 suspects arrêtés.

Une organisation bien rôdée

En ce milieu de semaine, pas moins de 60 gendarmes ont été déployés sur le terrain. Ils ont investi les lieux et arrêté neuf individus, tous de nationalité étrangère. Placés en garde à vue, on a appris qu'ils sont dans la grande majorité de nationalité moldave. Leurs âges respectifs varient, compris entre 21 et 55 ans, pour le plus vieux d'entre eux. 

Sur place, les enquêteurs ont trouvé ce qui s'est révélé être une véritable usine de fabrication de cartouches de cigarettes. La production est décrite comme quasi industrielle, réalisée toutefois en toute illégalité et dans des conditions d’hygiène et de sécurité qui ne sont pas conformes. 

Trois zones bien distinctes ont été identifiées : une première dédiée à la production, avec des chaînes dédiées à la confection et aux conditionnement de la marchandise. La seconde zone, elle, servait au stockage, les paquets de cigarettes était conditionnés en cartons puis entreposés sur des palettes filmées, afin de faciliter le transport. Le dernier espace, quant à lui, formait un lieu de vie. Il incluait un dortoir équipé d’une quinzaine de couchages, mais aussi un coin cuisine et un autre dédié aux repas. Le tout était complété par un coin détente, qui assurait au groupe de malfaiteurs une forme d'autonomie sur place. Un groupe électrogène leur apportant par ailleurs une source d'énergie. 

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Au total, les enquêteurs ont réalisé une prise de grande ampleur. Ce sont plus de 100 tonnes de produits contrefaits qui ont été saisis : 55 tonnes de tabac manufacturé contrefait, en majorité conditionné en cartons de cartouches de cigarettes, mais aussi 50 tonnes de produits (contrefaits, eux aussi) utilisés pour la confection des paquets en questions. Étiquettes, papiers, filtres, ou encore colle et emballages. Enfin, on a recensé 18 tonnes de résidu de tabac et de déchets de cigarettes. L'ensemble a été rapidement détruit. 

Selon les estimations, le prix de revente du tabac contrefait qui a été saisi lors de cette opération avoisinerait les 14 millions d'euros. Les enquêteurs rapportent également la saisie de deux ensembles routiers (tracteur et semi-remorque) de 38 tonnes, ainsi que d'une série de plus petits véhicules, d'outils et de petit électroménager.


T. D.

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