La collégienne qui a grièvement brûlé sa camarade avait été "humiliée et harcelée", affirme sa soeur

La rédaction de LCI
Publié le 26 mai 2017 à 10h32
La collégienne qui a grièvement brûlé sa camarade avait été "humiliée et harcelée", affirme sa soeur

ANNECY - Comment expliquer l'acte ultra-violent de l'adolescente qui a brûlé l'une de ses camarades mercredi dans la cour de son établissement à Seynod, en Haute-Savoie ? La famille de la collégienne incendiaire explique que celle-ci était "harcelée" depuis un an. L'enquête n'a pas encore clairement établi l'origine du différend entre les deux filles.

Une jeune fille de 15 ans a grièvement brûlé une de ses camarades au collège Le Semnoz de Seynod, en banlieue d'Annecy (Haute-Savoie). L'état de santé de la victime, Lilia, est stationnaire. Toujours entre la vie et la mort, elle est plongée dans un coma artificiel au centre des grands brûlés à Lyon. La sœur de la collégienne incendiaire,  dont la garde à vue a été prolongée jeudi, a témoigné sur RTL ce vendredi. Selon elle,  l'adolescente est passée à l'acte après avoir été victime de harcèlement. 

"Je tenais juste à dire que ma sœur s'est fait frapper par cette fille dans l'enceinte du collège, confie la sœur de Jade au micro de RTL.  Ma sœur était humiliée, elle est allée chez le médecin. Il faut arrêter de lui remettre la faute dessus aussi. Ma sœur a subi du harcèlement et je veux que tout le monde l'entende". Elle explique en outre que sa sœur"est une gentille fille", "une très bonne élève qui n'a jamais eu aucun problème, qui vient d'avoir 20/20 à son oral pour le brevet".

La victime est touchée au visage, au dos et aux épaules

 Les faits se sont déroulés mercredi 24 mai aux environs de 10 heures, au moment de l'intercours au collège Le Semnoz. Les deux jeunes filles de 15 ans se sont retrouvées un peu à l'écart. Là, l'une a aspergé l'autre d'un liquide inflammable et y a mis le feu. Des membres du personnel sont immédiatement intervenus pour éteindre les flammes. Un surveillant a été légèrement brûlé aux deux bras en enserrant la victime pour étouffer le feu. Elle serait touchée au visage, au dos et aux épaules.

Comment alors expliquer un tel geste ? "Personne ne s'occupait de rien et je pense qu'elle a pété un plomb (…) Moi je ne veux pas qu'on oublie qu'elle a été harcelée pendant un an et demi. Elle n'en a pas parlé tout de suite, elle a essayé de le régler toute seule".

Retrouvez le récit de notre correspondant Christophe Buisine, sur place peu après le drameSource : Sujet JT LCI
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Un cas similaire d'agression dans le Nord en 2005

 L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Annecy. Les enquêteurs restent pour l'instant très prudents sur le véritable mobile de l'agression. "Il semble qu'il préexistait depuis quelques temps un litige, connu de l'établissement", a déclaré jeudi la procureure d'Annecy, Véronique Denizot. Mercredi, l'auteure présumée de l'agression avait été interpellée peu après avoir quitté le collège et placée en garde à vue "sous la qualification de tentative d'assassinat".

Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit dans l'enceinte d'un établissement scolaire. Le dernier cas similaire d'une agression entre élèves à l'aide d'un produit toxique remonte au 28 juin 2005. Une adolescente de 13 ans avait été gravement brûlée par un liquide vidé sur sa tête par trois garçons de sa classe, au collège Emile-Littré de Douchy-les-Mines (Nord).


La rédaction de LCI

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