Val-de-Marne : un homme de 22 ans décède après avoir consommé du "gaz hilarant"

Léa Prati avec AFP
Publié le 8 août 2022 à 15h49
JT Perso

Source : Sept à huit

Un jeune homme de 22 ans est décédé, samedi 6 août, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Il a fait un arrêt cardio-respiratoire, après avoir consommé du protoxyde d'azote.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du décès.

Un jeune homme de 22 ans est mort à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), samedi 6 août. Juste avant son décès, il aurait inhalé du protoxyde d'azote, ce "gaz hilarant" de plus en plus utilisé chez les adolescents. Aux alentours de 6H45 samedi, les pompiers sont intervenus pour lui porter secours alors qu'il rentrait chez lui après avoir passé la nuit dehors. En arrêt cardio-respiratoire, il n'a pu être ranimé, selon une information du journal Le Parisien.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du décès. Des examens toxicologiques accompagnés d'une autopsie sont actuellement en cours, a précisé le parquet de Créteil. Si les enquêteurs sont dans l'attente du résultat de ces examens, le le lien entre l'inhalation de "gaz hilarant" et le décès est évident. En effet, des cartouches de protoxyde d'azote ainsi que des ballons de baudruche ont été retrouvées dans le véhicule du défunt, a déclaré une source policière auprès de l'AFP. 

En outre, sa petite amie, qui l'accompagnait, a déclaré aux policiers que le jeune homme en avait consommé peu avant sa mort. Les investigations ont été confiées au commissariat de Vitry-sur-Seine.

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Le protoxyde d'azote, de plus en plus utilisé à des fins récréatives

Facile à se procurer sur Internet, le protoxyde d'azote est utilisé dans les siphons en cuisine, comme analgésique en médecine, et de plus en plus souvent à des fins récréatives. Ce phénomène s'est développé dans les années 2015 et s'est amplifié à partir des multiples confinements mis en place pour endiguer l'épidémie de Covid-19.

Brûlures, pertes de connaissance, asphyxies mais aussi problèmes neurologiques, voire cardiaques ou psychiatriques: les cas de troubles graves liés à la consommation de "proto" ont explosé ces dernières années, et sa dangerosité n'est plus à prouver. "La consommation associée d’alcool et de drogues lors d'un épisode d'inhalation majore la survenue de ces risques", selon le site internet Santé.fr, service public d'information en santé.


Léa Prati avec AFP

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