Var : il tue sa femme gravement malade avec un fusil à pompe avant de se suicider

Publié le 5 février 2024 à 15h58

Source : Sujet TF1 Info

Un couple d'octogénaires a été retrouvé mort dimanche 4 février à leur domicile de Saint-Raphaël (Var).
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme aurait tué sa femme avant de se suicider à l'aide d'un fusil à pompe.

C'est dans leur maison de Saint-Raphaël dans le Var que leurs corps sans vie ont été retrouvés dimanche par un membre de leur famille. Alertés, les secours se sont rendus sur place et n'ont pu effectivement que constater la mort de cette femme née en 1947 et celui de son époux né en 1939, tous deux décédés des suites de leurs blessures causées par une arme à feu. 

"Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, il s'agit un meurtre par conjoint suivi du suicide de l’auteur. Il apparaît en effet selon les premiers éléments de l’enquête qui seront à confirmer, que le mari a pu tuer son épouse gravement malade et alitée avant de retourner l’arme du crime, un fusil à pompe, sur sa personne", précise ce lundi à TF1info Pierre Couttenier, procureur de la République de Draguignan, qui a ouvert une enquête. 

L’enquête de flagrance a été confiée au commissariat de police de Fréjus-Saint-Raphael. Les corps vont être acheminés à l’Institut de médecine légale de Nice en vue d’une autopsie laquelle sera pratiquée dans les prochains jours.

De très nombreux féminicides depuis le début de l'année

Depuis le début de l'année, le nombre de féminicides connait une hausse particulièrement importante. 

Le 1er janvier à Nègrepelisse, dans le Tarn-et-Garonne, une femme âgée de 62 ans, a été tuée à bout portant par son conjoint, 75 ans, qui s'est ensuite suicidé. Le 1er janvier toujours, le corps d'une mère de famille de 29 ans a été découvert à l'aube à Bourail, dans le centre de la Nouvelle-Calédonie. Soupçonné d'être le principal suspect, son conjoint était activement recherché. 

Le 5 janvier, un homme de 84 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire vendredi après avoir reconnu avoir mortellement étranglé sa compagne de 75 ans dans le Var deux jours plus tôt. 

Le 11 janvier, un homme suspecté d'avoir mortellement étranglé sa compagne, âgée d'une vingtaine d'années et mère de cinq enfants, a été mis en examen à Mayotte. 

Le 12 janvier, un homme a reconnu avoir tiré sur sa compagne âgée de 50 ans, décédée dans la nuit de mercredi 10 au jeudi 11 janvier d'une balle de fusil dans le thorax à Brassac dans le Tarn. Ce même jour, un homme de 66 ans, condamné début janvier pour harcèlement de son ex-épouse, et cette dernière, âgée de 56 ans, ont été retrouvés morts par arme à feu dans l'appartement de celle-ci vendredi à Saint-Mandrier-sur-Mer (Var), un probable féminicide suivi d'un suicide, selon le parquet de Toulon.

Le 15 janvier, les corps sans vie d'un homme et d'une femme ont été trouvés dans le jardin d'un pavillon à Nieuil-L'Espoir, au sud de Poitiers, dans la Vienne. Il s'agissait d'une employée d'un centre socio-culturel de la ville de Poitiers et de son conjoint, tous deux âgés de 60 ans et vivant ensemble à cette adresse. Là encore, la piste d'un féminicide suivi d'un suicide a été privilégiée.

Le 18 janvier, un homme né en 1964 a été mis en examen pour homicide sur conjoint et placé en détention provisoire après la découverte du corps de sa compagne née en 1960 à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir).  Le corps de la sexagénaire a été retrouvé sur le lit de son appartement, avec des pièces de monnaie sur les yeux, a détaillé le procureur de la République de Chartres Frédéric Chevallier.

Quelques jours plus tard, le 25 janvier, un homme de 54 ans a avoué en garde à vue avoir tué son épouse d'un coup de fusil dans la nuit du 22 au 23 janvier à Bretoncelles (Orne) et avoir déposé son corps dans l'un de leurs véhicules, selon le parquet d'Alençon et la gendarmerie.

Le 26 janvier, un homme de 67 ans a été placé en garde à vue à Marseille dans le cadre d'une enquête pour homicide volontaire par conjoint, après la découverte du corps de sa compagne. La femme, âgée de 72 ans, avait été découverte morte dans la matinée. 

Vendredi dernier, un sexagénaire a été placé en garde à vue après avoir tué sa femme, également âgée d'une soixantaine d'années, d'un coup de couteau, à Sanary-sur-Mer (Var). Ce féminicide s'est déroulé au domicile du couple, en instance de séparation, en milieu d'après-midi.

En moyenne, un féminicide survient tous les trois jours en France. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a annoncé début janvier le chiffre de 94 féminicides en 2023, contre 118 en 2022, une baisse accueillie avec prudence par les associations féministes.


Aurélie SARROT

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