Deux femmes ont été agressées dans une rue de Vesoul (Haute-Saône), ce mercredi matin.
L'une d'entre elles voit son pronostic vital engagé.
Dans un premier temps placé en garde à vue, le suspect a été envoyé en établissement psychiatrique.

Deux femmes ont été agressées "sans raison apparente" ce mercredi matin dans une rue de Vesoul (Haute-Saône) par un homme, selon des sources concordantes rapportées à l'AFP. L'une d'elles voit son pronostic vital "engagé", d'après la même source. L'individu "n'était pas armé" et "a agi avec ses mains", a indiqué Ludovic Ballester, adjoint au maire de Vesoul en charge de la sécurité. Il a été placé en établissement psychiatrique.

Les agressions ont eu lieu dans le quartier des Pierres vives, a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt. L'agresseur s'en est d'abord pris à la conductrice d'un minibus, une femme d'une cinquantaine d'années, qui conduisait des enfants vers un institut médico-éducatif. Il "a ouvert la portière, a contraint la conductrice à en descendre et l'a rouée de coups, à mains nues". Elle a été prise en charge dans un état "grave", selon des sources concordantes.

Un homme "déjà condamné pour des faits de violence"

L'homme a ensuite agressé une femme de 71 ans "qui venait d'entrer dans un domicile. Il lui a asséné également de nombreux coups, avant que la petite fille de cette dame, présente au moment de l'agression, n'alerte les services de police", poursuit Arnaud Grécourt. "Les deux victimes, grièvement blessées, ont été hospitalisées, l'une d'elles présentant, au vu des premières constatations médicales, un pronostic vital engagé." Selon une source proche de la mairie, il s'agit de la septuagénaire.

L'individu a ensuite été interpellé par la police, a souligné Ludovic Ballester. Il a été présenté immédiatement à un psychiatre et sa garde à vue "a dû être levée et il a été décidé de son hospitalisation en établissement psychiatrique", a précisé le procureur. Il s'agit d'un homme "de 34 ans, ayant déjà été condamné notamment pour des faits de violence, présentant des troubles de la personnalité et ayant déjà reçu des soins psychiatriques par le passé", a-t-il ajouté.

Selon les témoignages de plusieurs voisins recueillis par un correspondant de l'AFP, l'agresseur portait une sorte de djellaba et avait un turban sur la tête. Il portait des gants en latex qu'il a jetés ensuite dans une poubelle. Il n'a rien dit au moment de ses agressions. Une enquête a été ouverte pour "meurtre", a indiqué Arnaud Grécourt.


I.N avec AFP

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