Ce samedi, un homme a été abattu par balles sur fond de règlement de comptes.
C'est le troisième homicide par arme à feu depuis mardi 9 mai.

Un troisième homicide en l'espace de cinq jours. Un homme d'une trentaine d'années a été tué par balles ce samedi matin à Valence, théâtre depuis mardi de deux autres homicides par arme à feu sur fond de règlement de comptes, a annoncé le parquet de la ville. "Pour l'instant, il n'y a aucun lien qui est fait avec les deux précédents morts", a souligné à l'AFP le procureur de la République de Valence Laurent de Caigny, confirmant une information du Dauphiné Libéré

La victime, proche de la quarantaine, était "connue de la police et de la justice notamment pour des affaires de stupéfiants", a ajouté le magistrat qui n'a précisé ni le lieu de la découverte du corps, ni les circonstances de ce meurtre. L'enquête a été confiée à la police judiciaire, chargée des investigations sur les deux précédents meurtres par arme à feu sur fond de règlement de comptes. 

Une "augmentation notable" des effectifs policiers

Mardi, un homme de 29 ans avait été tué dans le quartier de Fontbarlettes et une autre personne blessée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un autre individu était décédé après avoir été touché par des tirs. 

Vendredi, la préfecture avait annoncé dans un communiqué une "augmentation notable" des effectifs de police sur le terrain avec le déploiement d'une centaine de CRS ainsi que des renforts zonaux, "qui viendront appuyer les effectifs de la DDSP26", la direction départementale de la sécurité publique. "Compte tenu de l'ampleur et la gravité des faits", les enquêtes, confiées aux 

antennes de la police judiciaire de Valence et Lyon, sont désormais sous l'autorité de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon, avait-elle souligné.

Selon la préfecture, depuis le début de l'année, dans la zone police de Valence, "plus de 650 interpellations ont eu lieu sous l'autorité du procureur de la République en lien avec une trentaine d'affaires liées au trafic, à l'usage ou à la revente de stupéfiants", soit trois fois plus qu'en 2022, sur la même période. 


Antoine LLORCA avec l'AFP

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