Affaires Fourniret : lors de son procès, Monique Olivier dit "regretter tout ce qu'il s'est passé"

Publié le 28 novembre 2023 à 11h39, mis à jour le 28 novembre 2023 à 13h54

Source : TF1 Info

Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, décédé en 2021, comparaît depuis ce mardi et jusqu'au 15 décembre devant la Cour d'assises des Hauts-de-Seine.
Âgée de 75 ans, elle est jugée pour complicité dans l'enlèvement d'Estelle Mouzin en 2003, et pour complicité dans l'enlèvement, le viol et le meurtre de Marie-Angèle Domèce en 1988, et de Joanna Parrish en 1990.

Il était un peu plus de 10 heures ce mardi quand Monique Olivier, cheveux courts et grisonnants, est arrivée entourée de deux policiers dans le box des accusés. Face à elle, des dizaines de journalistes qui l’ont filmée et prise en photo avant l’ouverture de l’audience après qu’elle a accepté qu’ils le fassent. Monique Olivier, 75 ans, est jugée à partir de ce mardi devant la Cour d’assises des Hauts-de-Seine pour complicité dans l'enlèvement d'Estelle Mouzin, 9 ans, en 2003, et pour complicité dans l'enlèvement, le viol et le meurtre de Marie-Angèle Domèce, 18 ans, en 1988 et de Joanna Parrish, 20 ans, en 1990.

"Comptez-vous vous exprimer pendant ce procès ?", lui a demandé le président de la Cour d’assises Didier Safar après qu'elle a décliné son identité. "Je vais faire de mon mieux", a répondu d’une toute petite voix l’accusée, mains croisées dans le dos et debout dans le box. 

"J'ai des regrets pour tout ce qu'il s'est passé"

L’audience s’est poursuivie avec l’appel des témoins puis des experts. Un peu avant 11 heures, le président de la Cour d’assises a débuté la lecture du rappel des faits, rappelant notamment les nombreux crimes de l'ancien mari de Monique Olivier, Michel Fourniret. Assise dans le box, l'accusée l'écoutait attentivement en le regardant fixement. 

À la fin de sa lecture, Didier Safar a demandé à l'accusée si elle avait quelque chose à dire après la lecture de son rapport. 

"Non", a-t-elle d'abord répondu, hésitante. Et d'ajouter :"J'ai des regrets pour tout ce qu'il s'est passé. Écouter tout ça, ça me...". Elle ne finira pas sa phrase. 

Interrogé sur les brèves déclarations de l'accusée en cette première matinée d'audience, Me Seban, avocat d'Eric Mouzin a estimé qu'"on ne peut pas de contenter d'onomatopées, de quelques bégaiements". "Il y a la vie de trois femmes, jeunes filles, enfant, qui a été perdue du fait de son intervention. Mes clients ne peuvent pas accepter les espèces d'onomatopées, les silences", a-t-il insisté. 

Me Delgenes, avocat de Monique Olivier, a rappelé que sa cliente avait déjà dit beaucoup de choses. Il n'a pas exclu qu'elle puisse livrer de nouveaux éléments au cours de ce procès. 

Cet après-midi, la cour procèdera à l’interrogatoire de personnalité de l’accusée. Le procès doit durer jusqu’au 15 décembre.


Aurélie SARROT

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info