Depuis quelques mois, un pôle spécialisé dans les affaires criminelles non élucidées a été mis en place.
Il est basé à Nanterre en région parisienne.
Il reprend méthodiquement tous les indices, tous les témoignages et fait appel à la police scientifique.

Certains dossiers n'ont pas été ouverts depuis des années. Quand soudain, l'enquête est relancée. Quand parle-t-on alors d'un "cold case" ? Plusieurs critères sont nécessaires : la gravité des faits, l'inexistence de mobile apparent, et surtout, le dossier n'est pas élucidé. Il faut donc tout reprendre, comme l'explique Franck Dannerolle, chef de l'Office central pour la répression des violences aux personnes au JT de 20H de TF1.

Combien de cold cases existe-t-il en France ? Parmi les dossiers emblématiques, on peut citer l'affaire Grégory ou la disparition de Marion Wagon. Beaucoup d'autres sont moins connues. Le ministère de la Justice recense officiellement 241 crimes non élucidés. Mais pour Me Didier Seban, un des avocats les plus reconnus en France en matière de cold case, ce chiffre est sous-évalué.

Alors, comment être plus efficace pour faire parler les indices ? Comme la technologie avance, il faut une meilleure conservation des scellés. Les traces ADN devraient être mieux analysées. Et les données doivent davantage être partagées entre les enquêteurs. D'ailleurs, un pôle national dédié vient de voir le jour au tribunal de Nanterre avec des magistrats investis à 100%.


TF1 | Reportage François-Xavier Ménage, Olivier Stammback

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