La finale de la Coupe de France a été gâchée, ce samedi, par les affrontements entre des supporters lyonnais et parisiens.
Les faits se sont déroulés sur une aire d'autoroute d'Arras (Pas-de-Calais) alors que le match était classé à haut risque.
Les convois n'auraient jamais dû se croiser puisque la préfecture avait pris les devants. Que s'est-il passé exactement ?

Le péage d'Arras (Pas-de-Calais) est rouvert depuis ce dimanche matin. Pourtant sur place, le bus calciné est toujours là. C'est là que les rixes entre supporters ont eu lieu, comme le montre une vidéo amateur. Samedi 25 mai, à 18h, un car lyonnais s'embrase après avoir été visé par des fumigènes. Un peu plus loin, plusieurs bagarres éclatent. C'est une scène de chaos. Sur des images, un supporter lyonnais, vêtu d'un T-Shirt blanc, est frappé à plusieurs reprises alors qu'il est au sol.

38 blessés dont huit policiers

Notre équipe du 20H de TF1 a pu joindre un supporter parisien qui était sur place. "Quand on est arrivés, il y avait déjà une dizaine de bus pour le cortège. Puis, cinq minutes après, il y a eu deux cars de Lyonnais qui sont passés. Ils roulaient doucement et d'un coup, ils ont ouvert les portes. Ils ont commencé à jeter plusieurs trucs et c'est là que ça a commencé à partir en cacahuète", raconte-t-il dans la vidéo en tête de cet article.

Selon le protocole de la préfecture, jamais les bus parisiens et lyonnais n'auraient dû se croiser. Mais que s'est-il donc passé ? Il était prévu que les Lyonnais arrivent à Lille plus tôt en journée, ils avaient rendez-vous à 15 h 15 sur une aire d'autoroute de l'A26. Les Parisiens, eux, étaient attendus à 18h au péage d'Arras sur l'A1. Mais plusieurs bus lyonnais ont enregistré 2h30 de retard. Ils sont escortés par la police, mais arrivés au milieu de cars parisiens, puisqu'ils arrivent en même temps au péage.

Le préfet parle de plusieurs erreurs. "Une autre des équipes est arrivée au mauvais endroit, à un mauvais timing, a repéré les adversaires et les supporters ont déclenché les sécurités du bus et sont sortis pour attaquer", explique Bertrand Gaume, préfet du Nord. Mais dans un communiqué, l'Olympique lyonnais évoque "une erreur manifeste de parcours". Les CRS se sertaient-ils trompés de trajet ? En tout cas le bilan est lourd : 38 blessés dont huit policiers.


La rédaction de TF1 | Reportage Sébastien Hembert, Gautier Delobette

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