FAIT DIVERS - L'homme, soupçonné d'avoir agressé un livreur Uber Eats dimanche soir à Cergy et d'avoir insulté et menacé une riveraine qui l'a filmé, a été interpellé ce mardi puis placé en garde à vue.

Il était recherché par la police depuis dimanche soir.  Des anonymes s'improvisant justiciers étaient aussi à sa recherche depuis les faits pour "lui régler son compte". Ce mardi, l'homme, soupçonné d'avoir agressé un livreur et menacé puis insulté une riveraine à Cergy (Val d'Oise) en la traitant notamment de "sale noire", a été interpellé. 

Une enquête avait été ouverte lundi au lendemain des faits et l'auteur présumé avait été très rapidement identifié. Toutefois, jusqu'à ce mardi, il demeurait introuvable. 

Selon nos informations, "le suspect a été interpellé à 12h30 à Paris puis placé en garde à vue à Cergy pour 'violence aggravée et menace de mort aggravée'.

De nombreuses insultes racistes

Dans des vidéos postées par le témoin sur les réseaux sociaux et vues des dizaines de milliers de fois, on entend le suspect proférer des insultes racistes. Il déclare notamment "espèce de négresse, espèce de sale noire (...), pendant 800 ans on vous a vendus comme du bétail".  Le livreur agressé a porté plainte, comme la femme qui a filmé. 

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, "les propos de l'agresseur sont une démonstration de la permanence de la vision dégradée de telle ou telle population – ici les noirs assimilés à descendants d'esclaves et animalisés - que l’Histoire a léguée". 

À l'appel du collectif de la Brigade anti-négrophobie, près de 150 personnes s'étaient rassemblées lundi après-midi devant le Brasco, le restaurant où s'est déroulé l'agression, selon une source policière. "Nous sommes tout aussi choqués que vous et condamnons fermement ce genre de propos qui va à l’encontre de la philosophie de notre restaurant", a écrit l'établissement dans un message publié lundi sur Facebook.

Après la diffusion de plusieurs vidéos appelant à retrouver l'agresseur, la police a demandé de "ne pas relayer les témoignages haineux et de laisser l'enquête se dérouler".


La rédaction de TF1info

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