Attaque à Paris : Darmanin réclame au 20H de TF1 que les autorités puissent demander "une injonction de soins"

par M.T
Publié le 3 décembre 2023 à 22h06, mis à jour le 3 décembre 2023 à 23h41

Source : TF1 Info

Invité du 20H de TF1, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réclamé ce dimanche que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques.
Cette annonce survient au lendemain de l’attaque au couteau ayant fait un mort et deux blessés à Paris.

Au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés à Paris, Gérald Darmanin a réclamé, dimanche 3 décembre, que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques. Le but : prévenir des passages à l'acte comme celui de l'assaillant du pont Bir Hakeim. 

Armand R., 26 ans, "est adhérent à l'islam radical et il est malade psychiatrique. Il avait arrêté les soins à la demande de certains médecins", a rappelé le ministre de l'Intérieur, interrogé par Anne-Claire Coudray. Il s'est exprimé sur TF1 à l'issue d'une réunion à Matignon consacrée à la sécurité après cette attaque au couteau survenue samedi soir dans les rues de la capitale.

"Ce qu'il faut sans doute changer - on l'a vu autour de la Première ministre (Elisabeth Borne) - c'est que le pouvoir public, les préfets, les policiers puissent demander, exiger une injonction de soins, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a-t-il poursuivi. Soulignant que les "policiers n'étaient pas des médecins", il a fait valoir qu'ils avaient "à gérer des personnes aux troubles psychotiques et adhérant à l'islam radical". 

Le ministre a insisté sur le fait que la France était "durablement sous le coup de la menace islamiste radicale". "Il faut, a-t-il ajouté, avoir une réponse pénale extrêmement ferme".

Une injonction de soins effective jusqu'en avril 2023

Depuis sa sortie de prison en mars 2020, Armand R. était connu des services de rensiegnement pour ses troubles psychiatriques. Au vu de "l'évolution de ces troubles", "déjà relevés en détention", "le Pnat avait demandé une nouvelle expertise psychiatrique", a détaillé le procureur antiterroriste lors d'une conférence de presse. Il avait alors été "soumis à une injonctions de soins impliquant un suivi psychiatrique contrôlé par un médecin coordonnateur, effectif jusqu'en avril 2023", a poursuivi Jean-François Ricard, ajoutant qu'"à compter de cette date, il était suivi par la DGSI". 


M.T

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