Attentat à Paris : le terroriste voulait aussi s'en prendre à un lieu de mémoire du Vél d'Hiv

par A.S avec Marie Belot et Alexandra Guillet
Publié le 7 décembre 2023 à 12h54

Source : JT 20h Semaine

Samedi 2 décembre, Armand R. a tué une personne et blessé deux autres au pied de la tour Eiffel.
Il a été mis en examen mercredi et écroué.
L'homme de 26 ans, qui s'en est pris à des passants, voulait initialement s'en prendre à des cibles symboliques pour la communauté juive.

Il a passé sa première nuit en prison, à l'isolement. Mercredi soir, quatre jours après l'attaque mortelle perpétrée au pied de la tour Eiffel, Armand R., 26 ans, a été mis en examen pour "assassinat et tentative d'assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et en état de récidive légale", et pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Une personne a été tuée et deux autres blessées au cours de cet attentat. 

Pourquoi s'en être pris ainsi à des passants qu'il ne connaissait pas ? En garde à vue, le mis en cause a expliqué avoir répondu à un "appel fin octobre de l'État islamique, demandant à tuer des juifs". Il dit avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'État d'Israël sur la bande de Gaza", confie une source judiciaire. 

Très prolixe face aux enquêteurs, il est allé encore plus loin dans ses déclarations, livrant plusieurs détails notamment sur l'un des lieux auquel il voulait s'en prendre. Armand R. voulait, selon ses dires, initialement s'attaquer au jardin mémoriel des enfants du Vél d'Hiv, inauguré en 2017 à la mémoire des 4115 enfants raflés les 16 et 17 juillet 1942, indique à LCI-TF1 une source proche du dossier, confirmant une information du Monde

Allégeance au groupe État islamique

Samedi dernier, une enquête a été ouverte par le parquet suite à ce drame. Le parquet national antiterroriste s'est rapidement saisi des faits au regard du profil de l'assaillant et des éléments qui ont pu être saisis ou retrouvés au cours des investigations. 

Début octobre 2023, Armand R. a créé un compte X (anciennement Twitter) qui comportait "de nombreuses publications sur le Hamas, Gaza et plus généralement la Palestine", a détaillé dimanche Jean-François Ricard, procureur antiterroriste. 

Avant son passage à l'acte samedi, il a prêté allégeance au groupe État islamique (EI) dans une vidéo mise en ligne sur ce compte et où il apportait "son soutien aux djihadistes agissant dans différentes zones".

Les parents d'Armand R., ainsi qu'une jeune femme âgée de 27 ans, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête. Les mesures les concernant ont été levées, sans poursuite. 


A.S avec Marie Belot et Alexandra Guillet

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