Lundi après-midi, une petite fille et sa grand-mère ont été violemment agressées à Bordeaux (Gironde) par un homme.
La scène a été filmée par un visiophone et le suspect a été interpellé et placé en garde à vue lundi.
La mesure a été levée en milieu de journée ce mardi et des soins psychiatriques préconisés.
Voici ce que l'on sait de ce terrible événement.

C'est une scène d'une rare violence qui a été captée lundi par le visiophone d'un immeuble. Sur les images, une petite fille et sa grand-mère sont sur un pas-de-porte et regardent dehors. Plus loin, sur le même trottoir, un jeune homme avance à petit pas, semblant préparer quelque chose. Alors que la grand-mère est en train de fermer sa porte, l'individu pénètre dans le bâtiment, saisi la fillette et sa grand-mère, les jettent violemment au sol avant de s'emparer de quelque chose au sol et de fuir.

Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue peu après les faits. Diffusées sur les réseaux sociaux, les images de l'agression ont été vues des milliers de fois depuis et ont suscité de nombreuses réactions d'indignation. TF1info fait le point sur ce que l'on fait de cette affaire. 

Quand a eu lieu l'agression?

La fillette âgée de 7 ans et sa grand-mère ont été agressées en fin d'après-midi, peu avant 17h30. Elles se trouvaient alors au domicile de cette femme âgée de 73 ans situé Cours de la Martinique à Bordeaux. 

Juste après les faits et alors que le suspect venait de prendre la fuite, les effectifs de police en patrouille ont été avisés de l'agression par un motard. Plusieurs fonctionnaires se sont immédiatement rendus sur place tandis que d'autres partaient à la recherche de l'agresseur. 

L'individu aurait tenté d'enlever la fillette

Entendue par les policiers, la septuagénaire leur a décrit la scène d'horreur qu'elle venait de vivre, indiquant avoir été violentée par un homme. Celle-ci pense que ce dernier "aurait tenté d'enlever la fillette", détaille la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie dans un communiqué publié en milieu de matinée. Selon la victime, ce sont "les aboiements de son chien qui auraient fait fuir l'agresseur." 

Interpellé une heure après les faits

Grâce aux images captées par le visiophone, mais aussi au signalement donné par un voisin, témoin de la scène, et les victimes, les policiers ont très rapidement interpellé cet homme qui circulait à bord d'un véhicule Renault Clio noir. À 18h30, les fonctionnaires lui passaient les menottes. 

Il indique être suivi sur le plan psychiatrique

L'individu était "très agité et résistant à son interpellation", selon la procureure de la République de Bordeaux. Maîtrisé, ce dernier a immédiatement conduit au commissariat central. 

Cet homme né le 12 juillet 1993 a été placé en garde à vue à 18h40 des chefs de "violation de domicile", "tentative d'enlèvement et de séquestration", "violences sur personne vulnérable et mineure de 15 ans". Il est connu des services de police et de la justice. Son casier judiciaire porte trace de 15 condamnations, principalement en lien avec du contentieux routier et des infractions à la législation sur les stupéfiants.

"Pour l'heure, le mis en cause nie les faits. Placé sous tutelle, il indique être suivi au plan psychiatrique et être en rupture de traitement", indique la magistrate.

Une expertise complète des deux victimes va être faite

S'agissant des victimes, celles-ci souffrent de contusions et d'abrasions. Un premier certificat médical a évalué l'ITT de la grand-mère à quatre jours. 

"Elle sera revue ce jour au Centre d'accueil en urgences de victimes d'agression de Bordeaux ainsi que l'enfant afin qu'un médecin légiste puisse procéder à une expertise complète des deux victimes et déterminer les conséquences psychologiques de cet acte d'une particulière violence, comme en témoigne la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux", souligne la procureure de la République. 

Nombreuses réactions

La vidéo de l'agression a été largement commentée depuis sa mise en ligne. À l'occasion d'une conférence de presse à 10 h 30, le maire EELV de Bordeaux Pierre Hurmic a apporté tout son "soutien", "tout le soutien de la ville de Bordeaux" aux victimes et à leur proche et son "empathie" par rapport au drame qu'elles ont vécu. "Je suis comme tous les Bordelais extrêmement choqué par cette agression", a ajouté l'édile avant de féliciter les forces de l'ordre qui ont rapidement interpellé le suspect, un"Bordelais de 29 ans". 

"Ignoble agression à Bordeaux. Grâce à l’action rapide et courageuse des forces de l’ordre, le mis en cause a été interpellé et placé en garde à vue. Ces faits, d’une rare violence, doivent être très sévèrement punis pour qu’ils ne se répètent plus jamais", a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en fin de matinée. 

La garde à vue du suspect levée

Ce mardi, en fin d'après-midi, le parquet de Bordeaux a fait savoir que "la garde-à-vue du mis en cause a été levée suite à expertise ayant préconisé des soins psychiatriques sur décision du représentant de l’État - le maire de Bordeaux en l’espèce".

"L’intéressé présente des troubles du comportement majeurs en lien avec une pathologie psychotique et schizophrène, ajoute le parquet.  Au moment des faits, il était selon des proches en rupture de soins." Le suspect va être  pris en charge médicalement par l’hôpital Charles Perrens.

"Afin d’assurer une poursuite de l’enquête rapide et de garantir la tranquillité publique, des réquisitions  pour permettre la reprise de garde à vue du mis en cause dès lors que son état de santé le permettra" a fait savoir le parquet de Bordeaux. 


A.S

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