Élection présidentielle 2022

VIDÉO - Condamnation pour provocation à la haine : Éric Zemmour dénonce une "justice politique"

M.G
Publié le 17 janvier 2022 à 15h57
JT Perso

Source : TF1 Info

RÉACTION - Le candidat d'extrême droite à l'élection présidentielle a été condamné lundi à 10.000 euros d'amende pour complicité de provocation à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Paris pour ses propos sur les mineurs migrants isolés. Un jugement que l'intéressé estime "idéologique et stupide".

Il veut faire de cette décision judiciaire la preuve d'un "harcèlement" à son égard. Eric Zemmour a vivement réagi lundi 17 janvier à la condamnation du tribunal correctionnel de Paris à 10.000 euros d'amende pour "complicité de provocation à la haine". Ce jugement vient sanctionner les propos qu'avait tenu, en septembre 2020, l'ancien polémiste sur la chaîne CNews. À cette occasion, il avait qualifié les migrants mineurs isolés de "voleurs", "assassins", "violeurs"

"C'est la condamnation d'un esprit libre par un système judiciaire envahi par les idéologues. Rien que de très tristement habituel, en somme", a dans un premier temps réagi le candidat d'extrême droite à l'élection présidentielle, qui était absent lors de l'audience, dans un communiqué. 

Un peu plus tard, face à la presse, le chef de file de "Reconquête !" en a rajouté une couche. "C’est un faux procès qui m’est fait. C’est une querelle sémantique. On me fait un procès sémantique", affirme-t-il. "Pour les Français qui sont volés, agressés, voire violés, parfois tués par des clandestins que l’on appelle mineurs isolés, la sémantique est quelque chose d’assez subalterne", ajoute-t-il.

J’ai un agenda judiciaire chargé car l’on veut me diaboliser

Éric Zemmour

Se voulant offensif, Éric Zemmour, au cœur de plusieurs polémiques récentes qui déstabilisent sa campagne, s'est dit victime d'un harcèlement judiciaire. "J’ai un agenda judiciaire chargé, car l’on veut me diaboliser. On veut, par la justice, me faire taire, car je suis le seul candidat à l’élection présidentielle à poser cette question majeure de l’immigration, de l’identité de la France et du 'grand remplacement'", argue-t-il. "C’est une justice politique, un procès politique", martèle-t-il. 

Et l'ancien chroniqueur d'enchaîner : "Les Français savent ce qu’ils vivent, ce qu’ils subissent. La vérité est que ces mineurs que l'on dit isolés ne sont pas souvent mineurs et jamais isolés". "La position la plus humaine est de rendre ces jeunes à leurs parents. Ils n’ont rien à faire ici", conclut le candidat de l'extrême droite. 

Par la voix de son avocat, Éric Zemmour a annoncé faire appel du jugement.


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