Contrôles, agressions, vols à l'arraché : une nuit en immersion avec les policiers de la BAC

TF1 | George Brenier, Pauline Lormant, Emmanuel Bliard
Publié le 5 janvier 2023 à 11h45

Source : JT 20h Semaine

Les policiers de la BAC, la brigade anti-criminalité, ont une rude mission.
Ils interviennent en cas d'agressions, de vols à l'arraché ou encore de cambriolages.
Exceptionnellement, une équipe du JT de TF1 a pu suivre quelques-uns des 50 policiers de la BAC de nuit à Paris.

Elle est l'emblème de Paris et l'un des monuments les plus visités au monde. La Tour Eiffel et ses alentours sont pourtant devenus un cauchemar pour les policiers. Depuis quelques mois, le quartier est devenu le royaume des pickpockets. Ce soir-là, Vincent, le brigadier en chef et ses deux collègues, patrouillent en voiture dans le quartier. 

"Ils ne sont là que pour une chose : dérober les touristes"

"Vous avez tout un tas de gens qui gravitent dans le secteur, ils ne sont là que pour une seule chose, c'est dérober les touristes. Au mieux, ils le font discrètement, en prenant ce qu'il y a à leurs pieds. Au pire, cela peut être des agressions qui sont quand même violentes, avec trois, quatre, cinq mecs qui se mettent sur un seul pour le voler", explique le policier.

Quelques secondes plus tard, on retrouve les trois membres de la BAC de nuit parisienne. Ils sont déjà appelés pour une urgence. Au pied de la Tour Eiffel, une touriste vient de se faire dérober son téléphone, sous la menace d'un couteau. Les policiers de la BAC 75N, comme on la surnomme, ont de maigres indices, mais un témoin tente de les aider à retrouver les agresseurs. L'un des suspects finira par être interpellé un peu plus loin, par un autre équipage de la BAC. Le suspect, un mineur isolé, avait encore sur lui un téléphone d'une valeur de 1 000 euros. 

Une course contre la montre

Pour les policiers, la nuit est une course contre la montre permanente. L'objectif est d'arriver le plus vite possible, là où un délit a été commis. Au volant ce soir-là, Sébastien est spécialement formé à la conduite rapide. Le compteur de vitesse s'affole souvent, feux rouges et stops sont vite oubliés pour secourir des victimes. 

De 22 h 30 à 6 h du matin, les temps morts ont été rarissimes. Contrôles d'identité, vérifications de plaques d'immatriculation, agressions, vols, tentatives de suicide ou encore cambriolages, les interventions s'enchaînent à un rythme effréné, aux quatre coins de la capitale.

On va chercher, on va trouver. On se dit que derrière, il y a une victime, et l'objectif, c'est de porter assistance à la victime
Un brigadier de la BAC 75N

Encore sous le choc, ce jeune vient de se faire rouer de coups par plusieurs personnes à la sortie d'une discothèque. Plusieurs hommes qui l'ont dépouillé avant de s'enfuir. Le trajet des suspects signalés par la victime sera reconstitué grâce aux caméras de surveillance. Vers 5 h du matin, l'agitation de la nuit semble enfin s'estomper. 

C'est pour autant à ce moment-là que la BAC va connaitre son opération la plus périlleuse : un refus d'obtempérer sur l'A3. L'équipe sur place a besoin d'un renfort. L'équipage va tenter de stopper la course folle de deux chauffards, prêts à tout pour semer les policiers lancés à leurs trousses. Il faut alors se frayer un chemin dans les bouchons. Nous voilà à plus de 150 km/h le long des quais de Seine. Après dix minutes de course poursuite, les deux chauffards sont interpellés. De nombreux policiers de la BAC ont participé à l'arrestation.

"On est tous entrés dans la police pour arrêter les auteurs d'infractions. On nous balance un descriptif, on va chercher, on va trouver. On se dit que derrière, il y a une victime, et l'objectif, c'est de porter assistance à la victime si elle se fait agresser, si elle s'est fait voler son téléphone, de pouvoir lui remettre le bien, et de traduire en justice la personne qui a commis l'infraction", résume le brigadier Sylvain. 

Il est 6 h du matin, leurs collègues de jour prendront bientôt le relais. Les hommes de la BAC de nuit seront de retour le soir venu, avec la même envie d'aider toutes les victimes sur leur chemin. 


TF1 | George Brenier, Pauline Lormant, Emmanuel Bliard

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