Le 20h

Cyberattaques : les collectivités locales de plus en plus visées par des demandes de rançons

TF1 - Florence de Juvigny, Maurice Bajac, Bruno Poizeuil
Publié le 10 novembre 2022 à 12h22
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Quel est le point commun entre le département de la Seine-et-Marne, la ville de Caen et l'hôpital de Corbeil-Essonnes ?
Tous ont été victimes récemment d'une cyberattaque.
Dernière commune et dernière cible en date, Brunoy, en région parisienne.

Cela fait onze jours que la mairie de Brunoy (Essonne) a été attaquée. Il est impossible d'accéder à son réseau informatique, paralysé. "Aujourd'hui, il y a un black out complet sur le système. Ce sont toutes les chaines comptables, de paie, de réservations de services auprès de la ville...", explique Bruno Gallier, maire (LR) de Brunoy. Quelles données ont été volées ? Des noms d'habitants, leurs adresses ? Il est encore trop tôt pour le dire. "J'ai toujours peur que mes données soient subtilisées, qu'on s'empare de mon numéro de carte vitale et tout ce qu'on veut !", affirme un passant. Les pirates informatiques, eux, exigent une rançon de cinq millions de dollars.

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Ces dernières semaines, les cyberattaques se sont multipliées : conseils départementaux, mairies et hôpitaux. Début octobre, tous les écrans de cette maternité s'éteignent d'un coup. Un mois plus tard, tout le monde est encore sur du papier. Les logiciels informatiques fonctionnent, mais il faut désormais tout retranscrire. Il est impossible de savoir combien de données de patients ont été volées. L'établissement n'a pas payé la rançon de 900 000 euros. Le coût de l'attaque s'élève à 450 000 euros. "Il y a eu le ralentissement de l'activité, ensuite, il y a eu le coût du décryptage, on a travaillé avec une entreprise spécialisée pour ça, et cela a un gros coût", précise une chef de service.

Des données personnelles qui valent de l'or

Mais pourquoi y a-t-il autant d'attaques ? "Si on attaque des millions de personnes et qu'il y a 5% de gens qui acceptent de payer la rançon, il y a un retour sur investissement. D'un côté, on récupère la rançon, de l'autre, on a encore la data et on peut la revendre en plus", explique Yassir Kazar, président de Yogosha, expert en cybersécurité. Des données personnelles qui, en grande quantité, valent de l'or. 


TF1 - Florence de Juvigny, Maurice Bajac, Bruno Poizeuil

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