Le 13H

VIDÉO - "Ils rendent un service précieux" : ces policiers retraités qui reprennent du service

La rédaction de TF1info | Reportage C. Blampain, B. Gereys
Publié le 1 avril 2022 à 17h27
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Dans la police, les retraités sont autorisés à travailler quelques jours par mois jusqu'à 67 ans.
Ils occupent alors des missions spécifiques.
Le 13H de TF1 en a rencontré certains à Saint-Etienne.

Trois fois par semaine, il prend le chemin du commissariat comme il l'a fait pendant 39 ans. Dans les couloirs de l'hôtel de police, Éric Tuveri est comme un poisson dans l'eau. Retraité, cet ancien policier âgé de 60 ans, a repris du service pour aider ses collègues dans la gestion des petites affaires. Ce jour-là, il reçoit une personne impliquée dans un conflit de voisinage pour un rosier en bordure de propriété. Grâce à son expérience, il va proposer une conciliation pour éviter un dépôt de plainte et des démarches inutiles. 

"De toute façon, il me faut de l'occupation. Rester toute la journée à la maison, tourner en rond, ça ne m'intéresse pas. Moi j'aime bien m'occuper des gens", indique au 13H de TF1, dans la vidéo en tête de cet article, ce policier retraité, aujourd'hui délégué à la cohésion police-population à Saint-Etienne (Loire).

"Ils rendent un service précieux"

Frédéric Gonon, commissaire de police, ne cache pas son plaisir de voir ces fonctionnaires à la retraite venir prêter main forte à la police : "Ils rendent un service précieux. Tout d'abord à la population, mais aussi aux services de police en venant prendre une activité qui viendrait largement surcharger nos services d'enquête qui le sont déjà bien".

Dans le département de la Loire, six policiers à la retraite effectuent ces missions rémunérées. C'est le cas d'Yves et Gilles, qui interviennent dans les quartiers populaires de Saint-Étienne (Loire), où ils vont à la rencontre des habitants et des associations pour améliorer les relations entre les policiers et la population. 

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"Les gens voient une autre face de la police, qui n'est pas de récriminer. Il y a un dialogue", apprécie Marie-Claire Roux, coordinatrice au collectif Vivre ensemble à Montreynaud. Gilles Castillon, un des policiers retraités, lui aussi délégué à la cohésion police-population à Saint-Etienne, explique qu'il "aimait bien son travail" du temps où il exerçait encore. Désormais, "par mon expérience, j'espère apporter quelque chose de positif", ajoute-t-il. 

Dans la police, les retraités peuvent ainsi travailler quelques jours par mois jusqu'à 67 ans.


La rédaction de TF1info | Reportage C. Blampain, B. Gereys

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