JUSTICE - Le peintre plaquiste âgé de 34 ans sera extrait de sa cellule vendredi pour être entendu par les juges d'instruction. Mis en examen pour meurtre en juin, il continue de clamer son innocence.

Près d'un an après la disparition de son épouse Delphine, il se retrouvera ce vendredi dans le bureau des juges d'instruction. Ce 3 décembre en effet, Cédric Jubillar va être de nouveau interrogé par les magistrats alors que sa femme demeure introuvable.

L'infirmière, qui aurait eu 34 ans le mois dernier, a disparu dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre 2020. Elle se trouvait dans la soirée à son domicile de Cagnac-les-Mines avec son époux et ses deux enfants alors âgés de 6 ans et 18 mois. Cédric Jubillar a signalé sa disparition au petit matin aux gendarmes, après avoir réalisé que son épouse n'était plus là. 

Considéré comme le principal suspect dans ce dossier, Cédric Jubillar a été mis en examen le 18 juin dernier pour meurtre et placé en détention provisoire. Les deux enfants du couple ont été placés dans la famille de Delphine Jubillar. Le peintre plaquiste a toujours clamé son innocence. Ses avocats, qui ont fait plusieurs demandes de remise en liberté toujours rejetées, ont incessamment pointé le manque de preuves à l'encontre de leur client. 

Des questions sur la mystérieuse nuit

Vendredi, les juges d'instruction devraient interroger longuement le mis en cause sur la mystérieuse nuit du mardi 15 au 16 décembre 2015. Parmi les éléments sur lesquels ils devraient revenir, le témoignage d'une voisine du couple Jubillar et de sa fille qui assurent avoir entendu des "cris de femme" mardi 15 décembre entre 22h50 et 23h10 et des bruits de chien. Les deux témoins ont pu donner l'heure approximative des cris car ce soir-là, elles regardaient le film "Retour vers le futur 2" sur TF1 et qu'elles ont pu détailler la séquence à laquelle elles auraient entendu ces sons étranges. La mère dit les avoir entendus quand elle est sortie fumer devant sa maison, alors que le héros joue un solo de guitare, soit entre 22h50 et 22h54. La fillette d'une dizaine d'années dit elle les avoir entendus quand elle a rejoint sa mère dehors, pendant la coupure pub, soit aux environs de 23h07. 

Le soir des faits pourtant, elles n'ont pas alerté les forces de l'ordre. La maman a pourtant décrit par la suite aux enquêteurs "des cris de peurs, des cris très forts". Les cris sont-ils ceux de Delphine et les aboiements ceux de ses deux Shar-peï Gnocchi et Oprah. Rien ne le prouve pour l'heure.

Ce jeudi, Le Parisien pointe un autre élément troublant. L'arrêt du téléphone de Cédric Jubillar cette nuit-là. Le peintre plaquiste indique que son mobile s'est éteint faute de batterie alors qu'il était en train de jouer à Game of Thrones dans la soirée. Il l'aurait ensuite mis à charger, puis l'aurait rallumé à 3h53. Nos confrères indiquent que l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) "ont établi que le jeu s'interrompt à 22h04, soit quatre minutes avant la désactivation du téléphone à 22h08" et que "par ailleurs le smartphone affiche un niveau de charge de 33% à 4h12 du matin." Les experts indiquent également que le téléphone de Cédric Jubillar était chargé à 40% au moment de son extinction et qu'il n'a pas été mis à charger dans la nuit. L'hypothèse est que Cédric ait de lui-même coupé son portable ou l'ait placé en mode avion pour ne pas être géolocalisable.  

D'autres contradictions devraient être opposées vendredi à Cédric Jubillar, qui bénéficie de la présomption d'innocence.


La rédaction de TF1info

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