VIDÉO - Nouvelle-Calédonie : qui sont les émeutiers impliqués dans les violences ?

par M.T | Reportage TF1 : Baptiste Guenais, Corinne Chevreton, Alexis Tranchant
Publié le 15 mai 2024 à 23h56

Source : JT 20h Semaine

La Nouvelle-Calédonie est en proie à de violentes émeutes en raison d’une réforme électorale contestée par les indépendantistes.
Qui se cache derrière les émeutiers à l'origine de ces violences dans l'archipel du Pacifique ?
On fait le point.

Ils montent des barricades, pillent des commerces et incendient des maisons. La Nouvelle-Calédonie est en proie à de violentes émeutes en raison d’une réforme électorale contestée par les indépendantistes kanaks qui permettrait à 25.000 personnes supplémentaires de voter aux élections provinciales. 

Craignant d'être marginalisée, une partie de ces opposants se serait radicalisée, selon la présidente de la province Sud de Nouvelle-Calédonie. "Ce sont des jeunes, très jeunes, un peu comme les émeutes connues il y a quelques mois. Ils ont pris la main et sont aujourd'hui hors de contrôle pour certains", commente Sonia Backès, interrogée dans le reportage en tête de cet article. 

La CCAT, une logique de manipulation de la jeunesse

Ainsi, depuis le 4 mai, la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain), frange la plus radicale du Front de libération Kanak socialiste (FLNKS), multiplierait les actions pour montrer son opposition au projet de loi. Selon nos informations, il s'agit d'une cellule clandestine qui appelle à l'insurrection et coordonne des actions violentes. 

Les émeutiers se sont illustrés par des dégradations, des incendies, l’utilisation d’armes à feu, l'installation de barrages. Toujours selon nos informations, la CCAT empêcherait également les accès aux centres de vie de l’île. "Les actions continueront pour dire non au dégel du corps électoral. Paris reste sourd à nos revendications, mais rien ne se fera sans le peuple kanak", a commenté auprès de l'AFP Brenda Wanabo-Ipeze, responsable communication de la CCAT.

Selon nos informations, les émeutiers de la CCAT assumeraient de s’entourer d’éléments violents et radicaux afin de manipuler et de capitaliser sur une jeunesse apolitique désœuvrée. Ne s'agissant pas d'un mouvement politique, ce groupe utiliserait la symbolique indépendantiste pour passer à l’acte violent. 

De l'autre côté, les habitants de l'île en faveur de la réforme se sont barricadés et équipés de couteaux, de pierres, de clubs de golf, et de battes de baseball afin de défendre leurs quartiers et leurs maisons. Les pillages, tentatives d'intrusions, affrontements avec la police ou entre camps opposés se déroulent dans le Grand Nouméa, au sud de l'île.

"On a un groupe de milices loyalistes, qui fout le bordel ici en Kanaky. Ils arrivent avec des fusils. Des fusils longue portée, des fusils d'assaut, et ils tirent dans le tas", commente dans le reportage en tête de cet article un jeune indépendantiste kanak, renvoyant la balle à l'autre camp. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a procédé à cinq premières assignations à résidence de membres de la CCAT, selon une source proche du dossier relayée par l'AFP. 


M.T | Reportage TF1 : Baptiste Guenais, Corinne Chevreton, Alexis Tranchant

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