Les cambriolages touchent de plus en plus d'entreprises, en particulier dans le secteur des engins de chantier.
Vols de tractopelles entières ou encore vols de carburants sont devenus monnaie courante.
Le 20H de TF1 a mené l'enquête sur ce phénomène qui met en péril les entreprises.

Début mai, Remy, dirigeant de l'entreprise de levage Adekma, a subi trois intrusions en une semaine. À chaque fois, c'est pour un vol de carburant. Ces vols deviennent si fréquents qu'il préfère se faire voler que se faire casser son matériel. "On en ferme même plus les réservoirs sinon ils les cassent et on ne peut même plus imaginer prendre la route deux heures après", dénonce-t-il.

Rien ne les arrête.
Anne Lemarchand, dirigeante de Lem-Equipement

En plus de ses caméras, Lem-Equipement, société de matériels des travaux publics, a investi dans des clôtures, pour un coût total de  000 euros. "Nous avons installé des barbelés, ce qu'on appelle des lames de rasoir pour éviter que les gens puissent passer par-dessus", déclare Anne Lemarchand, dirigeante. Malheureusement, cela n'a pas suffi. "Récemment, il y a un mois, nous nous sommes fait voler des mini-pelles.", poursuit-elle. Un cambriolage de plus de 200.000 euros. Ici, les voleurs sont venus avec un semi-remorque pour transporter les engins. Les mini-pelles ont été retrouvées par la police aux frontières allemandes. Ces vols deviennent leur quotidien. "Rien ne les arrête", insiste Anne Lemarchand. 

Chez VERT-LEM, magasin de motoculture, tous les ans les tronçonneuses sont volées. Alors Gaël Gobin, le directeur, n'a plus le choix que de ne plus exposer les matériels. "Il vaut mieux perdre du chiffre d'affaires que ne plus être couverts par les assurances", explique-t-il dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. 

 À chaque cambriolage, ses cotisations d'assurance augmentent de 15 à 20%. Il a même failli perdre son contrat d'assurance. Pour éviter une telle situation, il ne voit qu'une dernière solution : "On a réfléchi avec les entreprises voisines pour essayer de mettre un vigile. Ce sont des coûts énormes mais peut-être qu'on y viendra car les assurances nous obligeront à être beaucoup plus vigilants."  Une vigilance obligatoire car ces vols mettent ces entreprises en péril. Les gérants nous ont confié se sentir impuissants et isolés face à ce fléau.


La rédaction de TF1 | Reportage Manon Monnier, Renan Hellec

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