Le 20h

Sanary-sur-Mer : une "intervention humaine" à l'origine de l'explosion

Léa Tintillier avec AFP | Reportage H. Dreyfus, B. Guénais
Publié le 5 janvier 2022 à 9h49
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Source : TF1 Info

ENQUÊTE - L’effondrement d’un immeuble, qui avait fait trois morts à Sanary-sur-Mer, semble avoir été provoqué par une intervention humaine. Reste à savoir s’il s’agit d’une négligence ou d’un suicide.

Presque un mois après le drame de l’explosion d’un immeuble à Sanary-sur-Mer, dans le Var, Philippe Brondi regarde tristement les gravats. Les locaux de son commerce, situé dans l’immeuble mitoyen fragilisé, ont été détruits. "On attend en tant que Sanaryens de savoir comment cette explosion a pu se produire et effectivement, si on arrive à trouver la source de l’explosion, les assurances débloqueront un peu les procédures et accélèreront le process", témoigne-t-il dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Le gaz avait été ouvert par une intervention humaine, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Toulon. "L’intervention humaine ne semble faire aucun doute mais il faudra déterminer si elle est volontaire ou involontaire", a dit le procureur par intérim de Toulon, Dominique Mirkovic, interrogé par l’AFP. 

Les enquêteurs doivent donc désormais déterminer s’il s’agit d’un suicide ou d’une négligence. "Contrairement à l’incendie, c’est très difficile de retrouver des traces qui permettent d’orienter vers l’une ou l’autre solution de déclenchement de l’explosion", explique à TF1 Serge Delhaye, expert judiciaire en explosion. 

L’explosion avait fait trois morts

L’immeuble de trois étages, situé sur le port, s’est effondré en pleine nuit le 7 décembre dernier faisant trois morts. Le lendemain, les sauveteurs étaient parvenus à extraire vivants une femme et son bébé logés au dernier étage. Le père, âgé d’une trentaine d’années, était décédé. 

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Les corps d’une femme de 91 ans et de son fils handicapé de 58 ans, habitant au rez-de-chaussée et au premier étage, avaient été retrouvés dans les décombres le lendemain. La piste de la fuite de gaz ou d’un défaut d’entretien du réseau de distribution de gaz semble s’éloigner. GRDF avait effectué un contrôle en octobre qui n’avait pas relevé d’anomalie. 


Léa Tintillier avec AFP | Reportage H. Dreyfus, B. Guénais

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