LE JOUR D'APRÈS - Un entrepôt de bonbonnes de gaz a pris feu et explosé, vendredi vers 22 heures, dans une zone industrielle de Jonquières, dans le Vaucluse. Ce samedi matin, les pompiers étaient toujours en train de sécuriser le site tandis qu'une enquête a été ouverte par le parquet de Carpentras.

Quarante tonnes de gaz ont explosé, à raison de 13 kg de gaz par bouteille, pour un total de plus de 3000 bouteilles. Vendredi soir, vers 22h, un incendie d'origine encore indéterminée a provoqué une série d'explosions dans un centre de stockage de bouteilles de gaz à Jonquières, entre Orange et Carpentras, dans le Vaucluse. Heureusement, sans faire de victimes.

Ce samedi, au lendemain de cet accident qui aurait pu être dramatique, l'heure est à l'enquête et à la désolation chez les riverains.

Où en est l'enquête ?

Bien que la situation ait été stabilisée à 3h du matin, les pompiers et les gendarmes ont dû attendre le refroidissement du site et le lever du jour pour entamer leurs investigations. Le site et les alentours étaient jonchés de morceaux de bouteilles de gaz, dont certaines gonflées par la chaleur mais qui n'ont pas explosé. Le périmètre de sécurité était de 150 mètres autour.

"Nous ne savons pas si l'incendie provient de l'usine ou d'un poids lourd", ont indiqué les gendarmes, précisant qu'une maison aurait été traversée par une bonbonne et que les cloisons d'une autre auraient été soufflées. "Des reconnaissances aériennes vont avoir lieu pour mesurer l'ampleur du sinistre. Dimanche, la police scientifique sera sur place pour des constatations affinées". Lors d'un point-presse, le directeur logistique, Christian Le Naour, a affirmé n'avoir "aucune idée" de l'origine du sinistre. Les bonbonnes de gaz ne sont "pas un produit dangereux en soi", a-t-il souligné.

Bernard Gonzalez, préfet du Vaucluse, a indiqué pour sa part que la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dréal) allait vérifier "la situation administrative" de l'entrepôt, une installation classée pour l'environnement (ICPE) soumise de fait à déclaration. Une enquête a été ouverte par le parquet de Carpentras.

Que vont faire les habitants ?

Cet accident, rare, a suscité une vive inquiétude chez les riverains, dont certains ont dû être évacués en pleine nuit. "On a été obligé de rester enfermés chez nous, parce que les bouteilles de gaz tombaient dans le jardin. Les vitres de notre chambre ont explosé. On ne pouvait pas sortir avec les enfants", a raconté à TF1 une mère de famille. "On a commencé à voir des bouteilles qui volaient, à droite, à gauche et qui tombaient chez nous. On a pris peur", a surenchéri un autre habitant.

"Il n'y avait plus de lumière, plus de réseau (téléphonique), on a vu le feu avec une grosse fumée noire et les bouteilles de gaz qui montaient en l'air et explosaient", a encore témoigné samedi matin Norbert, un riverain de 58 ans. "Ça a commencé à pétarader, tout qui vibrait, comme dans un film à la télé avec des bombardements", a ajouté Yvon, 54 ans. "Des habitants étaient dans les rues avec des lampes de poche et des bougies" pour comprendre ce qu'il se passait.

Inquiet, bien qu'un dispositif de surveillance soit actuellement maintenu sur le site, un autre riverain a quant à lui lui confié sa colère à une équipe de TF1. Il a indiqué qu'avec ses voisins, ils comptaient se rassembler pour porter plainte.


La rédaction de TF1info

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