Féminicide avoué 33 ans après : vastes fouilles pour retrouver des traces de la victime

La rédaction de TF1info
Publié le 29 juin 2022 à 12h40, mis à jour le 29 juin 2022 à 13h24
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Un dispositif de fouilles exceptionnel a été déployé mardi matin dans l'Orne pour tenter de retrouver des traces d'une femme que son mari dit avoir tuée il y a 33 ans.
Selon nos informations, les fouilles devraient se poursuivre jusqu’à la fin de semaine.

Les fouilles ont démarré ce mardi matin sur le secteur de La Chapelle-Souëf, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alençon. Environ 40 gendarmes seront ainsi déployés  jusqu'à la fin de la semaine. Le lieu a été indiqué aux enquêteurs par le suspect de 62 ans, mis en examen fin mai pour enlèvement et séquestration, alors qu'il venait d'avouer avoir étranglé son épouse disparue en 1989. 

Selon une source proche du dossier à TF1-LCI, l'enquête n'avait démarré qu'en 2021, à la suite d'un signalement des enfants du couple aujourd'hui majeurs. Fin décembre 2021, ils alertent sur la disparition de leur mère depuis 1989. Ils ont alors peu d’éléments, mais des doutes sur leur père qui a donné des explications très lacunaires sur les circonstances de cette disparition. Le 27 avril, une info judiciaire pour enlèvement et séquestration est ouverte, et le 30 mai, le mari est placé en garde à vue. Il passe aux aveux. Il évoque un adultère et reconnait avoir étranglé sa compagne avec le câble du téléphone et dissimulé le corps. Il est mis en examen.

Un dispositif hors du commun

Dans un entretien à Ouest-France publié mardi, le suspect a également expliqué avoir étranglé sa compagne dans le lit conjugal avec le fil du téléphone fixe. "Une version impossible à vérifier, mais identique à celle donnée aux gendarmes", écrit le quotidien régional. "J'assume mes actes, j'ai honte et je m'en veux", a déclaré à Ouest-France le retraité, assurant avoir dit aux proches de la victime présumée qu'elle avait toute plaqué pour un autre homme. 

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Le dispositif de recherches, qui sort du commun, inclut notamment quatre spéléologues du groupe des spéléologues de la gendarmerie nationale, parce que "le corps est censé se trouver dans une ancienne marnière", selon le lieutenant-colonel Franck Piédagnel, adjoint au commandant du groupement de gendarmerie de l'Orne, sollicité par l'AFP. Soit une cavité creusée par l'homme pour extraire de la craie. 

Sont également mobilisés deux anthropologues du département anthropologie hémato-morphologie, et deux gendarmes du département signal image parole (SPI), chargé du traitement des données vidéo et audio, avec un géoradar.


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