Piqûres mystérieuses en soirées festives, l'inquiétude monte

Marseille : des mesures exceptionnelles contre les piqûres sauvages dans un festival

Léa Tintillier | Reportage TF1 Pauline Lefrançois, Frédéric Miara
Publié le 30 juin 2022 à 20h18, mis à jour le 1 juillet 2022 à 13h01
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ce fut d'abord une rumeur suivie des dépôts de plaintes par centaines et enfin une psychose.
Face aux piqûres infligées aux jeunes lors de rassemblements ou en boîte de nuit, les organisateurs d’un festival à Marseille ont pris des mesures exceptionnelles.

C'est un festival sur les plages du Prado à Marseille, comme il va y en avoir des dizaines d'autres cet été en France. Au total, 30.000 personnes dansent et font la fête. Mais dans cette foule, certains sont inquiets face au risque de piqûre sauvage. "On a des copines à nous qui se sont fait piquées mais après, si on s'arrête à ça, on ne vit plus", témoigne une festivalière. "On fait toujours très attention. Là, on ne se met pas dans la foule. On essaie de se mettre un peu à côté, de ne pas se coller aux gens", lance une autre. "Je ne parle pas trop aux inconnus mais je ne peux pas faire plus en fait", dit encore une autre. 

Ce phénomène récent, qui consiste à piquer le plus de personnes possibles avec une seringue lors de ces rendez-vous festifs, est un casse-tête pour les agents de sécurité. Comment chercher une aiguille dans une botte de foin ? "C'est très compliqué à trouver et vraiment, c'est petit, ils la cachent de partout", affirme un des agents. Alors, les organisateurs ont décidé de mettre le paquet afin de rassurer ces festivaliers dont la majorité a moins de 30 ans.

Une brigade de bénévoles

Sur place, un poste de soin a été installé pour prendre en charge d'éventuelles victimes, avec des secouristes formés. "Pour que derrière on puisse enclencher la procédure de dépôt de plainte, de recherche de tout ce qui pourrait être produits injectés", explique un secouriste. 

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Dans la foule et dans la nuit, les risques augmentent. Julie et une autre bénévole forment la brigade dite SAFE. Comme elles, une soixantaine de volontaires scrutent la moindre attitude suspecte, mais surtout ils viennent en aide aux victimes. "On a trouvé quelqu'un qui pleurait, on est allé voir ce qu'elle avait et elle nous a expliqué qu'elle pensait s'être fait piquer. Dans ces moments-là, on a peur des répercussions, des maladies qui peuvent se transmettre avec les aiguilles", affirme Julie. Ce dispositif semble fonctionner pour le moment. Aucune plainte pour piqûre sauvage n'a été déposée après le festival dans les commissariats marseillais. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Pauline Lefrançois, Frédéric Miara

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