Une violente rixe entre supporters a éclaté samedi à un péage de l'A1 dans le Pas-de-Calais en amont d'une rencontre entre l'OL et le PSG.
Elle a fait 38 blessés, dont huit policiers.
Des violences qui entachent régulièrement les rencontres de foot en France.

Le bilan est lourd : 38 blessés, dont 8 policiers. Samedi 25 mai, quelques heures avant la finale de la Coupe de France à Lille entre le PSG et Lyon, une rixe entre supporters a éclaté à un péage de l'A1 à Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais). Un convoi de supporters escorté par la police a croisé celui des supporters adverses, "arrivé au mauvais endroit" et "à un mauvais timing", au niveau du péage, selon le récit du préfet du Nord Bertrand Gaume. 

Des faits de violences commis dans le foot qui ne sont pas nouveaux. En octobre 2023, Fabio Grosso, alors entraîneur de Lyon, avait été blessé au visage après le caillage du bus de son équipe. Le 2 décembre dernier, un supporter du FC Nantes avait été tué en marge d’une rencontre contre l’OGC Nice. Que faut-il faire pour tenter d’endiguer ces violences ? Pour Sébastien Louis, docteur en histoire, il faut peut-être s’inspirer des mesures prises en Allemagne. Là-bas, les forces de l’ordre sont "nombreuses et visibles dès la gare", à chaque match sensible entre deux équipes rivales, rappelle-t-il. Les policiers sont cependant "décontractés" et "séparent les supporters des deux camps" si nécessaire, précise ce spécialiste des supporters dans le foot.

"C'est le football qui génère ces passions"

En France, les violences ont souvent lieu loin des stades et de la sécurité renforcée mise en place par la Ligue de football professionnel (LFP) et par les clubs. Les faits tombent donc sous la responsabilité des forces de l’ordre. Mais pour le sociologue Dominique Bodin, cette donnée ne doit pas être une excuse pour les instances du football pour se dédouaner. "Il ne faut pas que le foot se cache derrière son petit doigt en disant qu’il n’est pas responsable. C’est le football qui génère ces passions", affirme ce professeur à l’Institut d’études politiques de Fontainebleau pour qui le ballon rond "doit organiser de manière plus poussée les déplacements de supporters afin de les encadrer davantage".

Quelques mesures ont déjà été prises dans l’Hexagone pour lutter contre les violences, comme des interdictions de stade pour les individus les plus violents. Une interdiction de déplacement dans toute la France est parfois prise avant certains matchs par le ministre de l'Intérieur. Cette mesure est mise en place sous la forme d'un arrêté précisant les motifs de l'interdiction.


Julien CHABROUT | Reportage TF1 : Matthias BERINGER et Pierre GALLACIO

Tout
TF1 Info