VIDEO - Furieux contre Castaner, des policiers posent symboliquement leurs menottes à terre

La rédaction de LCI
Publié le 11 juin 2020 à 23h45
JT Perso

Source : TF1 Info

TENSIONS - Dans un contexte de manifestations contre les violences policières et d'accusations de racisme, Christophe Castaner a reçu ce jeudi les syndicats de police. Une rencontre qui n'a pas permis de combler le fossé entre le ministre de l'Intérieur et ses troupes. Au contraire.

Entre Christophe Castaner et les policiers, le torchon brûle. Le ministre de l’Intérieur a reçu jeudi les syndicats pour tenter de désamorcer la colère, sans y parvenir au regard des réactions qui ont suivi cette rencontre. "Christophe Castaner a perdu la confiance des policiers", a estimé le syndicat Unité-SGP-FO après son rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur, dont les annonces sur le racisme et les techniques d’interpellation suscitent la défiance chez les forces de l’ordre.

Le secrétaire général du syndicat, Yves Lefebvre, a notamment demandé au ministre de revenir sur sa décision d’interdire la technique dite de la clé d’étranglement ou contrôle de tête. "Les flics de France ne considèrent plus Christophe Castaner comme le supposé premier flic de France. Il nous a lâchés lundi, nous a jetés en pâture lundi. A lui de regravir l'Everest de la confiance", a tonné Yves Lefebvre,  appelant ses collègues "à ne plus interpeller, à ne plus intervenir".

J'ai l'impression qu'on est la police de Vichy, c'est écœurant, démotivant

Un policier toulousain

A l'appel du syndicat majoritaire, des rassemblements ont ensuite eu lieu en fin d'après-midi dans plusieurs villes, notamment à Saint-Etienne, Bobigny, Toulouse ou encore Lille où sous la pluie, une centaine de policiers vêtus de leur uniforme, et portant un masque, ont notamment crié "Castaner démission" avant d'entonner la Marseillaise. A chaque fois, les policiers ont également symboliquement déposé à terre leurs menottes. "Depuis quelques jours j'ai l'impression qu'on est la police de Vichy, c'est écœurant, démotivant", déplore un policier toulousain, sous couvert d'anonymat.

Deuxième syndicat à être reçu, Alliance a également menacé d’actions revendicatives dans les prochains jours. "Un ministre de l’Intérieur doit être derrière ses policiers", a estimé Fabien Vanhemelryck, son secrétaire général.


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