Le 20h

ENQUÊTE - Amendes contre les squatteurs de halls d’immeuble : qu'est-ce que ça donne ?

Léa Tintillier | Reportage TF1 Baptiste Guenais
Publié le 28 juin 2022 à 13h18
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

L'amende forfaitaire de 200 euros infligée à ceux qui squattent les halls et les parties communes des immeubles est généralisée depuis février dernier.
Est-ce que le dispositif fonctionne ?
Le 20H de TF1 a mené l'enquête.

L’approche se fait en catimini avant de passer au contrôle. Cela fait plusieurs fois que des habitants se plaignent de la présence d’un groupe de jeunes, âgés de 16 à 22 ans, dans leur hall d’immeuble de la région parisienne. Aucun ne réside ici. Selon les habitants, ces jeunes créeraient nuisances et dégradations. "Ils vont poser des fauteuils, des canapés, ils laissent leurs canettes, ils pensent qu’ils sont chez eux en fait", affirme un policier. 

"On va ensuite voir si on peut retenir l’infraction d’occupation de hall d’immeuble", poursuit-il. Pour ce délit, l’amende est de 200 euros, mais elle baisse à 150 euros si elle est payée dans les quinze premiers jours, et est majorée à 450 euros après 45 jours. "Je n’ai pas le choix de payer l’amende. Je vais essayer de la contester, mais on sait qu’ils ne vont pas nous répondre", témoigne un jeune. 

Généralisée depuis le 1er février de cette année, elle permet une procédure immédiate et plus simple pour les policiers. "Ça nous enlève le fait de rentrer au commissariat, passer peut-être une heure au poste pour la verbalisation", explique un policier, dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

"Les enfants peuvent circuler sans voir des choses qu’ils n’ont pas besoin de voir"

Nouveau contrôle quelques kilomètres plus loin, à Trappes, sous les yeux des habitants du quartier. "Si on intervient de cette façon-là, c’est justement parce que les riverains se plaignent, il y a une exaspération réelle parce qu’au quotidien, ça devient vite insupportable", ajoute le commissaire Raphaël Bougeois. "C’est une bonne chose quand même, je trouve. Après, comme ça au moins, les enfants peuvent circuler tranquillement sans voir des choses qu’ils n’ont pas besoin de voir", confirme une habitante. 

Lire aussi

Depuis leur mise en place, 2750 amendes pour occupation des parties communes d’un immeuble ont été dressées. Seulement 14% ont été payées dans les quinze premiers jours. L’autre limite est que cette amende ne peut être appliquée à des mineurs. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Baptiste Guenais

Tout
TF1 Info