L'incendie qui a touché, lundi 16 janvier, l’entreprise de transports Bolloré Logistics, au sud de Rouen, est désormais circonscrit.
Ces entrepôts abritaient notamment des batteries au lithium, mais aussi des pneus.
Ce qui suscite l'inquiétude des riverains, encore marqués par l'accident industriel de Lubrizol, il y a trois ans.

Au lendemain du spectaculaire incendie, qui s'est déclaré près de Rouen (Seine-Maritime), lundi 16 janvier, la carcasse du bâtiment de Bolloré Logistics est encore fumante. Les pompiers, eux, continuent de noyer le feu qui a touché un bâtiment où étaient stockées des milliers de batteries au lithium. Les flammes se sont ensuite propagées à deux entrepôts voisins qui stockaient des pneus et des textiles. Malgré cela, toutes les analyses de l'air réalisées depuis se sont révélées négatives : pas de toxicité. 

Lubrizol dans toutes les têtes

Toutefois, à trois kilomètres de là, dans le centre-ville de la commune de Grand-Couronne, les habitants se sont immédiatement inquiétés, encore marqués par l'incendie de l'usine Lubrizol en 2019. "La première chose qu'on a pensé, c'est Lubrizol, bien sûr, atteste une riveraine. Mais après, ce matin, ce qui est rassurant, c'est qu'il n'y a pas d'odeur".  "Je me suis dit : 'c'est la même chose que Lubrizol' et j'ai eu peur parce qu'on ne sait jamais ce qu'on respire", renchérit un habitant, pas très rassuré. 

De son côté, la commune voisine d'Orival, à quelques kilomètres au sud de Grand-Couronne, avait demandé sur Facebook à ses administrés, peu après le départ de feu, de "rester confinés, fermer les fenêtres et ne sortir sous aucun prétexte". Un message suivi à la lettre. "J'ai fermé mes fenêtres et mes volets par précaution", atteste l'un d'eux. Mais après l'inquiétude, c'est le soulagement. "J'ai attendu chez moi avant d'avoir l'information que c'était pas toxique donc on a emmené les enfants à l'école", témoigne un jeune père de famille.

Pour l'heure, l'origine de l'incendie de ce site, qui n'est pas classé Seveso, reste inconnue. Aucune victime n'est à déplorer.


V. F Reportage vidéo : Sophie Chevallereau et Frédéric Mignard

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