Un homme, suspecté d'être "porteur d'une grenade ou d'un gilet explosif", a été interpellé après une alerte lancée par le consulat d'Iran à Paris.
En réalité, aucun explosif n'a été retrouvé "ni dans les locaux du consulat, ni dans le véhicule" du suspect.
Retour sur ce que l'on sait de cet homme, qui a déjà eu affaire à la justice.

Ce vendredi 19 avril, l'alerte a été donnée au consulat d'Iran, à Paris, suite à l'intrusion d'un homme, suspecté d'être "porteur d'une grenade ou d'un gilet explosif", selon un témoin. En réaction, la Brigade de recherche et d'intervention a été dépêchée sur place. Finalement, aucun explosif n'a été retrouvé sur place, sur le suspect ou dans sa voiture. L'homme, qui est sorti de lui-même du bâtiment, a tout de même été interpellé et placé en garde à vue. Que sait-on de lui ? On fait le point.

Un Français d'origine iranienne

Selon le parquet de Paris, "aucune matière explosive" n'a été retrouvée sur l'homme. Il aurait néanmoins "proféré des menaces de passage à l'acte violent", avant de sortir "de lui-même" du consulat. Selon les premiers éléments du parquet, l'homme est né en Iran en 1963 et est donc âgé de 61 ans.

Le parquet a par ailleurs confirmé que l'homme a déjà été interpellé et condamné par le tribunal correctionnel de Paris en octobre 2023 pour avoir "mis le feu à des pneus devant la grille de l'ambassade d'Iran le 9 septembre" dernier. Lors de cette audience, on a appris que l'homme est un français, d'origine iranienne, né à Téhéran. Il a été présenté comme un ancien prothésiste et orthésiste, habitué des manifestations pacifiques en faveur du droit des femmes en Iran.

L'acte pour lequel il a été une première fois jugé a d'ailleurs été "revendiqué en protestation contre le régime iranien", a précisé le parquet. Lors de sa première audience en comparution immédiate, il a effectivement expliqué son "acte illégal" afin de montrer "aux Iraniens et aux Iraniennes vivant au pays que nous, nous sommes avec eux, surtout avec les femmes". "Je ne peux plus accepter que des femmes et des jeunes filles soient arrêtées, fouettées et violées", a-t-il ajouté plus tard. "Ce n'est pas une ambassade, mais un centre dictatorial."

Le sexagénaire a alors été condamné à huit mois d'emprisonnement assortis du sursis probatoire, de l'interdiction de se rendre dans le 16ᵉ arrondissement pendant deux ans, tout comme une interdiction de port d'armes. Il a fait appel de cette décision, qui n'est donc pas définitive. Selon une source proche du dossier, son procès en appel devait avoir lieu lundi 22 avril dans l'après-midi à Paris.

Suite à l'interpellation du suspect, le dispositif sécuritaire a été progressivement levé autour du consulat d'Iran, situé près du Trocadéro, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. La zone est de nouveau accessible à pied et le trafic des lignes de métro perturbées, la 9 et la 6, a aussi repris. 

La France a relevé son dispositif Vigipirate en urgence attentat, son plus haut niveau, après l'attentat survenu en mars à Moscou dans une salle de spectacle.


A. Lo.

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