L'agent SNCF de Saint-Etienne décédé lundi soir a été empoisonné par un produit chimique toxique.
C'est ce qu'ont révélé, mercredi 5 avril, des sources policières et judiciaires.
Le cheminot est mort lundi après avoir absorbé une gorgée de liquide d'un récipient abandonné en gare.

Pas d'acte de violence et aucun risque nucléaire, radiologique, biologique ou chimique. C'est ce qu'a révélé, mercredi, l'autopsie du cheminot décédé lundi après avoir absorbé une gorgée de liquide d'un récipient abandonné en garde de Châteaucreux, un quartier de l'agglomération de Saint-Etienne (Loire). Selon des sources policière et judiciaire, l'agent SNCF a été empoisonné par un produit chimique toxique en cours d'analyse.

"L'autopsie réalisée aujourd'hui exclut tout risque NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique ou chimique), ainsi que tout acte de violence commis sur le corps de cet homme subitement pris de convulsions", a déclaré à l'AFP André Merle, le procureur adjoint de Saint-Etienne. Le récipient cubique en plastique dont il a bu une gorgée avant de la recracher et qui a provoqué son décès une quinzaine de minutes plus tard, un peu avant 19h, portait la mention "Mojito", selon la même source.

Un autre récipient contenant du rhum

La victime, âgée de 41 ans et père de deux enfants, avait perdu connaissance à l'arrivée du Samu qui n'a pas réussi à la réanimer. Un deuxième récipient se trouvait dans le même sac abandonné en bordure d'un quai de la gare stéphanoise. "Il portait l'inscription 'Rhum' et contenait bien quant à lui une boisson alcoolisée", a précisé à l'AFP André Merle. Les résultats de l'analyse du produit chimique toxique sont attendues samedi et des examens toxicologique et anatomopathologique du corps de la victime vont également être faits, a indiqué le parquet.

Pour le moment, aucune interpellation n'a eu lieu dans ce dossier, mais les autorités espèrent pouvoir identifier la personne qui a déposé le paquet via les caméras de vidéosurveillance de la gare. "Un autre de nos collègues cheminots qui avait porté à ses lèvres le liquide s'est quant à lui senti mal, il a été pris de picotements à la langue et aux lèvres", avait déclaré mardi à l'AFP un membre de la CGT Cheminots à laquelle appartenait le défunt. La section de Saint-Etienne a déploré dans un communiqué le décès "soudain et prématuré" d'un "camarade apprécié de tous".


A.B. avec AFP

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