Samedi 20 août, 17 nageurs ont été violemment emportés vers le large depuis la plage de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).
Mais grâce aux moyens déployés par les secours, ils ont pu être sauvés de la noyade.
L'équipe de 13H de TF1 a rencontré l'un d'eux.

"Un moment, il y a eu une grosse série de vagues qui nous ont emporté. Leur puissance m'a mis la tête sous l'eau et quand j'en suis sorti, j'étais très loin", explique un jeune homme sauvé de la noyade, ce samedi 20 août. Vers 17h30, un groupe de 17 personnes a été pris au piège dans l'océan Atlantique, aux abords de la grande plage de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) à cause du phénomène de baïne. L'opération a été extrêmement périlleuse : au cœur d'une mer agitée, un hélicoptère de la gendarmerie a dû s'approcher au maximum de l'eau pour qu'un sauveteur puisse sauter. 

Les images sont impressionnantes. Emportés par le courant, on peut voir les nageurs se tenir la main pour éviter la noyade, avant d'être hélitreuillés un par un. Parmi eux, Paul Breteche, 20 ans. Encore sous le choc, il est venu ce dimanche matin remercier les secouristes.  Il le sait, il a eu beaucoup de chance. "Je ne voyais plus les sauveteurs, mais il y avait encore des gens autour de moi et j'ai compris qu'on avait tous été emportés en même temps", détaille-t-il au 13H de TF1, dans le reportage en tête de cet article. "On a appelé les sauveteurs en faisant des gestes. Ils sont très vite venus, ils nous ont donné des bouées pour qu'on puisse se reposer".

Un jet-ski et un hélicoptère mobilisés

Malheureusement, il était impossible pour les secouristes de leur venir en aide à la nage. En cause : certaines vagues faisaient plus de deux mètres de hauteur. Mais tous les moyens de secours ont été mobilisés. "On a fait intervenir le jet-ski de la ville de Biarritz et l'hélicoptère de la gendarmerie pour pouvoir effectuer des hélitreuillages au large", détaille Franz Blain, brigadier-chef des CRS de Biarritz. En moins de 35 minutes, grâce au travail des CRS, tout le groupe a été sauvé. 

Depuis la plage, les parents de Paul assistaient à la scène. "Nous étions très stressés et en plus, ils étaient 17 et Paul a été remonté en dernier par les secouristes parce qu'il pouvait résister au froid de l'eau. On a attendu, encore et encore, et c'était extrêmement stressant", explique sa mère. C'était une grande frayeur, mais aucune victime n'est à déplorer. Face aux risques de noyade, les secouristes appellent à la plus grande vigilance jusqu'à la fin du week-end.


Léa Prati | Reportage C. Diwo, C. Gerbelot, N. Forestier

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