Immeubles effondrés rue d'Aubagne à Marseille, un an après

Immeubles effondrés à Lille : de Marseille à Bordeaux, des précédents parfois dramatiques

Publié le 12 novembre 2022 à 14h10
JT Perso

Source : JT 13h WE

Deux immeubles se sont effondrés ce samedi matin à Lille, à priori sans faire de victime.
Dans les dix dernières années, plusieurs bâtiments se sont déjà écroulés, ensevelissant leurs habitants.
Retour sur les précédents, malheureusement souvent plus dramatiques.

Le pire a été évité de justesse. Si bien que la maire de la ville en "tremble encore". Deux petits immeubles se sont effondrés ce samedi 12 novembre à Lille, dans une rue commerçante du centre-de Lille. S'il n'y a, pour l'heure, pas de victimes à déplorer, c'est grâce à l'alerte donnée par un étudiant dans la nuit. Rentrant chez lui à 3h du matin, il a signalé la présence d'un mur gondolé, conduisant à l'évacuation d'une dizaine de personnes dans la nuit. "Si ce monsieur n'était pas rentré à 3h, et ne nous avait pas joints, et qu'on n'avait pas eu ces réactions, il y aurait des morts ce matin à l'évidence", a relevé la maire de Lille, Martine Aubry. Car depuis une dizaine d'années, l'effondrement des immeubles dans les villes de France provoquent des bilans bien plus dramatiques. L'occasion de faire un retour sur ces précédents.

A Marseille, le pire bilan humain

Depuis près d'un demi-siècle, plusieurs immeubles d'habitation ont fini en miettes, majoritairement à cause d'explosions. Encore aujourd'hui, il arrive que ce soit le cas. Comme en décembre dernier, à Sanary-sur-Mer, où trois personnes sont mortes dans les décombres de leur habitation suite à une explosion liée au gaz, ou encore à Rosny-sous-Bois, où l'explosion d'une chaudière défectueuse avait provoqué la mort de huit personnes en août 2014. Mais désormais, c'est aussi la vétusté des immeubles qui est en cause. 

Le premier cas remonte au 6 juin 2011, à Montreuil. Dans la nuit, un hôtel frappé d'un arrêté d'insalubrité situé dans la rue Parmentier s'écroule sur une maison voisine. La petite résidence d'un étage abrite à ce moment-là deux familles maliennes. En tout, le drame fait trois morts et huit blessés. Six ans plus tard, la Seine-Saint-Denis est à nouveau le théâtre d'un effondrement. Cette fois-ci, aucune victime n'est à déplorer. La barre de 15 étages située à La Courneuve est en effet vide, car en cours de démolition au moment des faits. Son effondrement en pleine après-midi a simplement touché l'une des façades d'un bâtiment voisin, habité et haut de quatre étages. Deux personnes ont été blessées, l'une grièvement et l'autre légèrement. 

Marseille : le fléau des immeubles vétustesSource : JT 20h Semaine

Ce n'est réellement que le 5 novembre 2018 que le fléau des immeubles vétustes dans les villes arrivent sur le devant de la scène. Et met la France en deuil. En cause, le drame survenu à Marseille. Peu après 9h, alors qu'une pluie diluvienne s'abattait sur les toits, deux immeubles du cœur de la ville s'écroulent, comme un château de cartes. Huit personnes périssent lors de cet incident tristement baptisé "le drame de la rue d'Aubagne". C'est le pire bilan humain lié à l'insalubrité d'un logement en France. Et il aurait pu être évité tant cet écroulement était prévisible.

Des chantiers qui finissent mal

Cette tragédie a par contre été évitée à Bordeaux. Dans la nuit du 20 au 21 juin dernier, deux immeubles s'effondrent en plein centre-ville, laissant un trou béant derrière eux. Le premier, vide et en rénovation, touche son voisin, provoquant la chute de ce dernier, où se trouvaient neuf personnes. Trois d'entre elles sont blessées, dont un jeune homme de 28 ans gravement atteint. Si les habitations ne faisaient pas l'objet d'arrêtés de péril, la mairie de Bordeaux avait toutefois déploré dans un communiqué "les freins de certains (propriétaires) pour engager des frais, empêchant pour le moment de démarrer les travaux" de sécurisation d'urgence préconisés par un expert technique. Quelques semaines plus tôt, non loin de là, un autre immeuble vétuste du centre-ville s'était effondré, là aussi sans faire de victimes.  

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C'est également un immeuble en chantier qui a provoqué une vague d'effroi au printemps dernier, près de Paris. Le 7 juin, en fin d'après-midi, une partie d'un immeuble situé à Vincennes s'affaisse. Si aucune victime n'est à déplorer, l'incident suscite de vives inquiétudes dans la population, ce chantier étant situé aux abords d'une crèche et d'une école maternelle. Selon l'un des responsables du chantier, il n'y avait pourtant "aucun signe avant-coureur".

Tout comme les explosions d'immeuble liées au gaz, les habitations qui s'effondrent dans les villes restent des tragédies rarissimes. Mais à travers ces précédents, on découvre que souvent, ces drames auraient pu être évités.


Felicia SIDERIS

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