Invité de LCI ce samedi, le préfet de police de Paris a "déploré" le contenu d'un enregistrement audio diffusé vendredi par Le Monde et Loopsider.
On y entend des agents de la BRAV-M insulter et menacer des jeunes participants interpellés lors de la manifestation contre la réforme des retraites du 23 mars.
Rappelant que l'IGPN était désormais saisie, Laurent Nuñez a également appelé à ne pas jeter l’opprobre sur les effectifs de cette unité.

La diffusion, vendredi, d'un enregistrement audio, dans lequel on entend des policiers, présentés comme des membres de la BRAV-M, tenir des propos insultants et humiliants envers des manifestants qu'ils venaient d'interpeller, questionne sur l'action et la méthode de la brigade de répression des actions violentes motorisée. "Tu la fermes ou tu en veux une deuxième ?", "Tu vas monter dans un autre truc qu'on appelle 'ambulance'", peut-on entendre dans le document publié par Le Monde et Loopsider, au milieu d'autres allusions racistes et sexistes… 

Les propos tenus lors de l'interpellation de ces sept jeunes participants à la manifestation parisienne contre les retraites du 23 mars "ne sont pas acceptables", dénonce Laurent Nuñez, sur LCI ce samedi. Le préfet de police de Paris rappelle que l'IGPN a été saisie et "va travailler sur ces propos et identifier ce qui relève de l’administratif et ce qui relève du judiciaire"

Heureusement que nous avons la BRAV-M
Laurent Nunez sur LCI, le 25 mars 2023

"Je regrette ces propos, mais je ne veux pas que tout ça jette l’opprobre sur les effectifs à laquelle appartiennent cette unité", poursuit l'ex-secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur. Et de poursuivre : "Les BRAV-M font un travail formidable, notamment lorsqu’on a des mouvements de contestation non déclarés ou qui se disséminent partout dans Paris. (…) Heureusement que nous avons la BRAV-M quand il y a des émeutiers dans la capitale (…) qui veulent créer un climat insurrectionnel."  

Interrogé plus tôt dans la journée sur un possible démantèlement de l'unité, mise en cause récemment dans plusieurs affaires de violences policières dans le cadre des manifestations contre la réforme des retraites, le préfet de police Laurent Nuñez a indiqué que ce n'était "évidemment pas à l'ordre du jour". 


E.B

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