Mort de Thomas à Crépol : menacée de mort pour la 4ᵉ fois, la maire de Romans-sur-Isère témoigne

par Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Séverine Agi, Clémence Delarbre
Publié le 4 janvier 2024 à 10h49

Source : JT 20h Semaine

Un mois et demi après la mort du jeune Thomas à Crépol, la tension n'est toujours pas retombée.
La maire de Romans-sur-Isère est de nouveau menacée.
Alors qu'elle va saisir la justice pour la quatrième fois, Marie-Hélène Thoraval témoigne face aux caméras du 20H de TF1.

"Tu choisis : la rafale de Kalache ou la décapitation", lit-elle à haute voix face à la caméra de TF1, d’un ton placide, presque fataliste. Mais il ne faut pas s’y tromper. Marie-Hélène Thoraval, maire (DVD) de Romans-sur-Isère (Drôme), n’a rien perdu de sa détermination. Ainsi menacée de mort ce mardi sur les réseaux sociaux, pour la quatrième fois depuis la mort du jeune Thomas à Crépol le 19 novembre, elle va de nouveau saisir la justice, pour la quatrième fois.

"À la première lecture, on mesure et on reçoit toute la violence qui est opérée au travers de ce message. Je n'exclus pas non plus l'éventualité d'un passage à l'acte, j'en suis bien consciente", nous confie l’édile. Qui réaffirme cependant avec fermeté à notre micro : "Je ne vais pas me dédire. Certains des jeunes délinquants que nous avons sont issus de familles de délinquants. On peut même parler de dynasties de délinquants."

Le 8 décembre, Marie-Hélène Thoraval avait reçu le mail suivant : "Change ton discours sur Crépol ou je fais un attentat dans la mairie." Les troisièmes menaces proférées à son encontre. Pour l’heure, la justice a identifié les auteurs des deux premières, déjà connus des services de police. L’un d’eux a été condamné, mercredi 6 décembre, par le tribunal de Valence à huit mois de prison ferme pour "outrages par paroles ou menaces". Le second est incarcéré en attente de son procès, le 5 février.

On n’est pas protégé par son écran
Laurent de Caigny, procureur de la République au tribunal de Valence

Que les menaces soient prononcées de vive voix ou sur Internet, la sanction est la même. "On n’est pas protégé par son écran. Il y a pour les services d’enquête des options techniques supplémentaires pour élucider les faits. Nous avons un certain nombre de moyens de nous adresser aux personnes qui gèrent ces réseaux sociaux et par voie de réquisition, nous faisons des demandes d’identification", indique à TF1 Laurent de Caigny, procureur de la République au tribunal de Valence. Malgré les intimidations répétées, la maire ne bénéficie d'aucune protection policière à ce jour.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Séverine Agi, Clémence Delarbre

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