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"Nous sommes convaincus qu'il y a d'autres histoires" : combien de victimes du "Grêlé" ?

F.R
Publié le 4 octobre 2021 à 9h54
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Source : JT 20h WE

COLD CASES - Le tueur en série "Le Grêlé", un ancien gendarme qui s'est suicidé, a été identifié vendredi, 35 ans après les faits. Alors que dans certaines affaires sa culpabilité est confirmée par des traces ADN, des doutes planent dans d'autres dossiers.

Recherché pendant 35 ans, François Vérove a été identité comme "Le Grêlé", tueur en série sévissant dans les années 80-90 en région parisienne. Ancien gendarme, il a été identifié par comparaison ADN et est soupçonné d'avoir commis trois meurtres et deux viols. Âge de 59 ans, l'ex-militaire s'est donné la mort dans la nuit de mardi à mercredi, acculé par l'instruction, qui soupçonnant un ancien membre des forces de l'ordre, avait convoqué 750 gendarmes en poste à l'époque des faits. 

Mais, si François Vérove est mort, l'enquête se poursuit. En effet, l'ADN de l'homme a été retrouvé sur plusieurs scènes de crime. Il est ainsi fortement soupçonné d'avoir commis trois meurtres et deux viols. En 1986, il aurait ainsi violé et tué Cécile, une fillette de 11 ans, retrouvée morte dans le sous-sol de son immeuble à Paris. Il est également soupçonné d'avoir étranglé un couple, toujours dans la capitale.

On va pouvoir peut-être aboutir à d'autres choses"

Christian Flaesch, ex-directeur de la police judiciaire

Pour retracer 35 ans de parcours criminel, des perquisitions ont été effectuées à son domicile, ses proches interrogés. La police judiciaire "va donc partir du parcours de l'identité qu'on connait de cette personne qui a des familles, un environnement dont on connait un certain nombre de points", explique Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire parisienne et commissaire à la brigade criminelle de 1983 à 1988. "On va pouvoir faire des recherches sur son compte en banque, ses données numériques et peut-être aboutir à d'autres choses", ajoute-t-il.

Car, si dans ces affaires, l'ADN de François Vérove a été retrouvée, d'autres indices, comme son mode opératoire, font planer le doute sur d'autres meurtres et viols non élucidés. À l'image de Karine L. a été tuée en 1994 à Meaux, alors qu'elle avait 19 ans. À l'époque, les enquêteurs sont persuadés d'avoir affaire à un ancien policier ou gendarme. 

"Il se présente lui-même comme un gendarme ou policier en disant 'vous me suivez, vous avez enfreint la loi', donc c'est le premier indice. Le deuxième indice, c'est qu'il se comporte comme quelqu'un d'autorité. Il y a aussi la manière dont il ligote ses victimes, qui font penser à des techniques qu'on apprend dans les forces armées, de sécurité", résume Me Didier Seban, avocat de victimes du "Grêlé". 

Vers la découverte de "cold cases" ?

D'autres "cold cases" pourraient être attribués au tueur en série. Dans sa lettre d'aveux, rédigée avant qu'il se suicide, l'ancien gendarme affirme n'avoir plus commis de crimes à partir de 1997, alors que le dernier meurtre qui lui ait attribué a eu lieu en 1994.

Le Grêlé : son ancien supérieur au sein de la police se dit "abasourdi"Source : TF1 Info
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Ainsi, pour Me Dider Seban, "on comprend mal qu'il se soit arrêté brutalement. Nous sommes convaincus qu'il y a d'autres histoires en attente". Après 35 ans d'attente, il faudra encore peut-être plusieurs années pour découvrir l'entièreté de ses crimes.


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