LE WE 20H

VIDÉO - Orage sur Orly : un avion sort de la piste à l'atterrissage

TF1info | Reportage : Henri Dreyfus, Régis Roiné
Publié le 22 octobre 2022 à 13h30
JT Perso

Source : JT 20h WE

A l'aéroport d'Orly, les passagers d'un Rodez-Paris ont eu une belle frayeur.
Pris dans les orages, ils avaient déjà été bien secoués avant l'atterrissage.
Victime d'aquaplaning sur le tarmac, l'appareil est finalement sorti de la piste.

Sans la moindre appréhension, Sandrine Lacombe, passagère du vol Rodez-Orly, s'apprête à prendre son vol retour à Orly, comme elle l'explique dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Son vol aller, la veille, elle n'est pas près de l'oublier. Le Rodez-Paris de 18 h 15 a en effet fini sa course dans les hautes herbes de l'aéroport d'Orly, à un peu plus de 300 mètres de la piste d'atterrissage. 

"On avait déjà eu peur au moment de l'atterrissage avec cet orage et ces turbulences", raconte cette directrice d'une école de commerce, "puis, nous arrivons enfin au sol.. mais l'avion ne s'arrêtait jamais, et gardait la vitesse". L'arrière de l'avion a ensuite commencé à chasser à droite et à gauche, "et en fin de piste, on a terminé notre course dans les champs", témoigne-t-elle.

"Atterrissage sportif"

À bord de ce vol commercial, trente-neuf passagers avaient pris place, dont la ministre Caroline Cayeux. "Plus de peur que de mal" a d'ailleurs commenté l'ancienne maire de Beauvais, dans le tweet ci-dessous. Aucune égratignure, mais une belle frayeur pour tous les passagers. Au moment d'amorcer la descente, en plein orage, le commandant de bord leur a annoncé que l'atterrissage serait "sportif".

Effectivement, une fois sur la piste, les témoins décrivent un phénomène d'aquaplaning, bien connu des automobilistes. Mais le facteur a pu jouer également un rôle. "Quand un avion arrive avec des conditions météo qui sont très mauvaises une partie de l'atterrissage se fait à vue, les pilotes doivent voir la piste", explique la journaliste spécialisée Caroline Bruneau, "s'ils la voient mal, ils auront du mal à anticiper la longueur, et peut-être qu'ils vont manquer de quelques mètres pour permettre un atterrissage en toute normalité".

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Les pilotes s'entraînent régulièrement à atterrir sur un tarmac détrempé. Mais ça n'empêche pas les sorties de pistes. Il y a un mois, à l'aéroport de Montpellier, un Boeing de fret avait fini sa course dans un étang, après avoir lui aussi essuyé une météo capricieuse.


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