Piqûres mystérieuses en soirées festives, l'inquiétude monte

Piqûres mystérieuses : ce que l'on sait sur les deux suspects incarcérés à Toulon

A Lo. | Reportage Baptiste Guenais, Linda Huré, Philippe Fontalba
Publié le 22 juin 2022 à 9h51
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon dans l'affaire des piqûres sauvages en soirée.
Identifiés grâce aux caméras de surveillances, ils sont soupçonnés d'avoir piqué une jeune femme dans une boîte de nuit.
Plusieurs seringues et des médicaments ont été découverts au domicile de l'un d'eux.

Va-t-on en savoir plus sur le mystérieux phénomène qui touche le milieu de la nuit depuis plusieurs mois ? Ce week-end, deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon. Ils sont soupçonnés d’avoir piqué une jeune femme de 25 ans dans une boite de nuit de Six-Fours-les-Plages, dans le Var, la nuit du 10 au 11 juin.

Seringues et médicaments trouvés au domicile d'un suspect

Ce soir-là, alors que la fête bat son plein, la jeune femme ressent une piqûre au niveau du cou. "On est allé la voir, on lui a demandé qui c’était. Sur le coup, elle ne savait plus trop", relate Gilles Pascal, le gérant des lieux, dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. Une amie de la jeune femme désigne alors deux hommes. L’exploitation des images de vidéo surveillance va permettre de les identifier et de confirmer leur agissement autour de la victime. 

Après avoir pris sa plainte, les policiers vont surveiller l’établissement. La tactique est payante. Samedi, les policiers interpellent sur les lieux un premier suspect, un ressortissant turc d’une trentaine d’années. Son portable va permettre d’identifier son complice. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs vont découvrir plusieurs seringues et des médicaments.

Une contestation des faits par les suspects

"Le mis en cause indique que ces médicaments sont chez lui en raison de la profession de son épouse qui est infirmière. Il y a un certain nombre de vérifications qui ont été faites en tout cas qui ne permettent pas de trouver une justification à la présence de ces médicaments à son domicile", avance de son côté le procureur de Toulon, Samuel Finielz.

Malgré tout, les deux hommes, inconnus des services de police, nient les faits. "Pour lui, c’est plus un concours de circonstance. Il était présent effectivement le jour des faits, mais parce que c’est un habitué, parce qu’il se rend régulièrement dans ce bar", défend Christelle Leroy, avocate d'un des suspects.

Précédemment, le procureur de Toulon avait souligné que la jeune femme victime à Six-Fours avait subi des malaises "immédiatement après les faits et dans la semaine qui a suivi". Des affections médicales confirmées par un médecin légiste, "ce qui laisse quand même à penser qu'il y a eu une administration de substances nuisibles", a poursuivi le procureur, en précisant que "cette qualification devra toutefois être confirmée par le résultat des examens toxicologiques"

C’est seulement la troisième interpellation depuis que ces affaires de piqures ont commencé. Plus de 800 plaintes ont été déposées ces derniers mois, rien qu’en France et les enquêteurs n'arrivent toujours pas à identifier les raisons d'un tel phénomène, ni même le contenu des seringues.


A Lo. | Reportage Baptiste Guenais, Linda Huré, Philippe Fontalba

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