Salmonelle, bactérie E Coli... de Kinder à Buitoni, la sécurité alimentaire pose question

VIDÉO - Pizzas Buitoni : le calvaire de Kelig, mort à 2 ans après avoir "croqué quelques bouchées"

A. Lo. | Reportage TF1 Léa MERLIER, Julie JEUNEMAITRE, Pierre-François WATRAS
Publié le 1 novembre 2022 à 13h00
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

À deux ans et demi, le petit Kelig est décédé en février dernier.
Il aurait été contaminé après avoir mangé quelques bouchées d'une des pizzas Buitoni contaminées à l'Escherichia coli.
Depuis, ses parents tentent de comprendre.

Kelig, deux ans et demi, était le fils unique de Ludivine et Théo. Leur vie a basculé un soir de février lors d’un diner en famille. Après avoir mangé quelques morceaux d’une pizza, l’enfant se sent malade. "Il a croqué quelques bouchées de ce qu’on mangeait nous, et très vite, il a eu des premiers symptômes, des diarrhées, des maux de ventre", se remémore le père endeuillé.

C'est là qu'on a eu la confirmation que l’origine de la contamination, c’était la pizza

Le père de Kelig

Le lendemain matin, il ne va toujours pas mieux. Ses parents consultent un médecin, qui diagnostique une gastro-entérite. Mais l’état du petit garçon continue de se détériorer. "Le lendemain, il a eu des convulsions alors, je l’ai amené aux urgences. Plusieurs examens ont montré que la bactérie avait attaqué ses reins, mais aussi son cœur et son cerveau", continue Théo Soavi.

Après plusieurs jours en réanimation, l’enfant succombe à une hémorragie cérébrale. Effondrés, les parents cherchent des réponses. Ils transmettent la liste des repas pris par le petit garçon à l’agence nationale de santé, qui fait le lien. Kelig a été contaminé par la bactérie Escherichia coli, présente dans une pizza surgelée de la marque Buitoni

"C’est là qu’on a entendu parler de cette pizza pour la première fois. On a eu la confirmation du coup que oui, l’origine de la contamination, c’était la pizza", retrace le père. Le couple dépose plainte. Comme d’autres familles, il reçoit un courrier de Nestlé. Une lettre qui suscite leur incompréhension. "Quatre lignes d’excuses. Même pas personnalisée, toutes les familles ont eu la même chose", détaille Ludivine, des sanglots dans la voix.

Lire aussi

Sollicité aujourd’hui, le groupe réaffirme son soutien aux familles et explique qu’une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités. "On espère qu’il va se passer quelque chose pour que la sécurité soit le critère numéro 1 et que ce qui nous est arrivé n’arrive plus jamais à personne", veut croire Théo. Au total, 35 plaintes pour homicide et blessures involontaires ont été recensées. De leur côté, Ludivine et Théo ont déménagé. Une première étape, disent-ils, pour entamer le deuil de leur fils.  


A. Lo. | Reportage TF1 Léa MERLIER, Julie JEUNEMAITRE, Pierre-François WATRAS

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info