Le procès hors norme des attentats du 13-Novembre

VIDÉO - "On peut reprendre une vie normale" : les réactions au verdict du procès des attentats du 13-Novembre

TF1 | Reportage Julien Cressens, Henri Dreyfus, Thierry Marquez
Publié le 30 juin 2022 à 17h20, mis à jour le 30 juin 2022 à 17h26
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Le verdict dans le procès des attentats du 13-Novembre est tombé tard mercredi soir.
Les peines vont de deux ans de prison à la perpétuité incompressible.
Les réactions sont aussi nombreuses qu'émouvantes.

Le verdict est tombé mercredi soir pour Salah Abdeslam et ses coaccusés au procès des attentats du 13 novembre 2015, condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité incompressible. Quelles réactions au verdict, pour les victimes et les familles de victimes ? Pour Olivier Laplaud, rescapé des attentats du Bataclan, sollicité dans le sujet en tête de cet article, c'est la fin de dix mois de procès et le début d'une autre vie. "On peut reprendre une vie normale", confie-t-il. "On sera toujours au fond de nous-mêmes une victime. Maintenant, on va essayer tous d'être des victimes au passé".

"La cour a pris une bonne décision", témoigne une femme, émue aux larmes, à l'issue du procès. "C'est la Justice, c'est juste, mais c'est dur, cela ne répare pas l'immense gâchis que ça a été", confie un autre. Pendant les dix mois du procès des attentats du 13-Novembre, les victimes ont été placées au centre de la scène judiciaire. Le long cortège de près de 400 parties civiles s'approchant de la barre pour y déposer des "kilos de plomb" et de souffrances a incontestablement ébranlé l'audience et tous ses acteurs. Le président de la cour d'assises spéciale, Jean-Louis Périès, a fait le choix d'entendre les témoignages des rescapés des attaques et des familles endeuillées dès le début du procès, pendant cinq longues semaines.

Pour les victimes, je crois qu'on ne pouvait pas faire mieux.

Me Claire Josserand-Schmidt, avocate de 37 parties civiles

Une deuxième session d'auditions d'une semaine a même été organisée début mai, entre les ultimes interrogatoires des accusés et les plaidoiries des avocats de parties civiles. Jamais un tel espace de parole, et en deux temps, n'avait été accordé aux victimes dans un procès. "Pour les victimes, je crois qu'on ne pouvait pas faire mieux. Tout a été fait pour aider à panser la blessure", salue Me Claire Josserand-Schmidt, avocate de 37 parties civiles sur les 2 630 constituées - un nombre sans précédent aux assises.  

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Salah Abdeslam est bien le "coauteur" des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, a jugé la cour d'assises spéciale de Paris, qui a condamné le "10e homme" des commandos à la peine la plus lourde prévue en droit français : la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, qui rend infime toute possibilité de libération. Comme ses coaccusés, le Français de 32 ans a dix jours pour faire appel. "On va prendre le temps d'en discuter" avec Salah Abdeslam, a dit sur France Inter un de ses avocats, Martin Vettes. 

Salah Abdeslam entamera quoi qu'il en soit un nouveau marathon judiciaire à partir du 10 octobre prochain, pour le procès des attentats de Bruxelles de mars 2016 - organisés par la même cellule jihadiste du groupe État islamique.


TF1 | Reportage Julien Cressens, Henri Dreyfus, Thierry Marquez

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