Crash du vol Rio-Paris : 13 après, l'heure du procès

VIDÉO - "Nous sommes tous choqués" : la colère des familles de victimes après les réquisitions au procès du crash du Rio-Paris

V. Fauroux - Reportage vidéo : Léa Merlier
Publié le 7 décembre 2022 à 23h07
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Source : JT 20h Semaine

L'heure était aux réquisitions ce mercredi dans le procès du crash du Rio-Paris en 2009.
Au bout de 5 heures et demie de débats, le parquet n'a finalement requis aucune condamnation contre Airbus et Air France.
Ce qui a provoqué la colère des familles des 228 victimes.

Des pleurs et des cris de colère. Dans la salle d'audience pleine du tribunal correctionnel de Paris, les familles des victimes du crash du Rio-Paris n'en reviennent toujours pas de la décision du parquet de ne pas requérir de condamnation contre Air France et Airbus. Parmi elles, Ophélie Toulliou qui a perdu son frère dans la catastrophe. "On a foi en la justice en fait, sinon on ne serait pas là. On n'a pas demandé un procès démagogique. On a l'impression finalement que ça n'a servi à rien. On marche sur la tête quoi !", réagit-elle dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article.

Aucun "manquement" ni "négligence"

Le parquet estime qu'il n'y a eu aucun "manquement" ni "négligence" de la part d'Airbus et d'Air France en "lien direct" avec la catastrophe. La culpabilité des entreprises "nous paraît impossible à démontrer. Nous savons que cette position sera très probablement inaudible pour les parties civiles, mais nous ne sommes pas en mesure de requérir la condamnation d'Air France et d'Airbus", a déclaré le procureur.

La compagnie et le constructeur sont jugés pour homicide involontaire après l'accident du vol AF447 dans lequel 228 personnes sont décédées, en juin 2009. À l'origine du crash, la défaillance des sondes Pitot, ces indicateurs de vitesse qui ont givré et entraîné une panne.

Après neuf semaines de procès, c'est l'incompréhension des parties civiles. "Nous sommes tous absolument, non seulement, choqués, mais en plus, outrés par le sens des réquisitions auxquelles nous venons d'assister, parce qu'elles font fi, je vous le dis, de neuf semaines de débats et elles font fi de la peine des victimes", explique maître David Koubbi, avocat des parties civiles. 

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Contactés par TF1, Air France et Airbus ne souhaitent pas faire de commentaires supplémentaires. La compagnie et le constructeur doivent livrer leur plaidoirie, jeudi 8 décembre, à l'occasion du dernier jour du procès.


V. Fauroux - Reportage vidéo : Léa Merlier

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