Le procès en appel de Willy Bardon s'ouvre ce lundi. Il est l'un des meurtriers présumés d'Élodie Kulik, assassinée en 2002. Il affirme toujours être innocent, ce qui ne convainc pas le père de la victime qui s'est confié à nos journalistes.

Cela fait presque 20 ans que Jacky Kulik attend que justice soit rendue au nom de sa fille Élodie, sauvagement tuée. Dans le box face à lui, Willy Bardon, déjà condamné en décembre 2019 à 30 ans de prison, mais qui a fait appel du verdict. Il est donc rejugé, 7 ans après avoir été placé en garde à vue. "Willy Bardon est malheureux depuis 7 ans, moi, ça va faire 20 ans. Et si lui n'a pas eu de vie sociale pendant 7 ans, moi ça fait 20 ans que je n'ai plus", déclare Jacky Kulik devant les journalistes.

Janvier 2002, Élodie Kulik, 24 ans, est enlevée, violée, étranglée et son corps est partiellement brulé. Dix ans après, l'ADN permet d'identifier un homme présent sur la scène de crime, Grégory Wiart, mais il est mort en 2003 dans un accident de moto. Il n'était pas seul ce jour-là. Un appel téléphonique passé par la victime au secours, quelques minutes avant sa mort, permet d'isoler plusieurs voix masculines. L'une d'entre elles, serait-elle celle de Willy Bardon ?

Pour la justice, comme pour Jacky Kulik que nous avons rencontré avant le procès, cela ne fait guère de doute. "C'est lui, parce que c'est sa voix. C'est indéniable", dit-il devant nos caméras. "Et il reconnaît lui-même que c'est sa voix. Il dit que - c'est ma voix, mais je ne comprends pas, mais je n'y étais pas, je ne comprends pas - il est tellement honteux qu'il n'avouera jamais", ajouta-t-il. Mais la défense demandera l'acquittement de Willy Bardon. Il sera surveillé de prés tout au long du procès. En première instance, il avait tenté de se suicider juste après l'énoncé du verdict en avalant un pesticide.


La rédaction de TF1info

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