Vendredi matin, un homme a tenté de mettre le feu à la synagogue de Rouen avant d'être abattu par des policiers.
Un événement qui a choqué de nombreux habitants.
La municipalité a immédiatement organisé un rassemblement pour rassurer la communauté juive du soutien sans faille de la ville.

Ils sont encore sous le choc. Ce vendredi matin, un homme a été abattu après avoir mis le feu à l’intérieur de la synagogue de Rouen. Un acte antisémite qui a bouleversé les habitants, à l'image de Betti, une amie du rabbin depuis 14 ans, venue remettre un peu d’ordre. "Je ne suis pas juive, mais ce sont des gens que je connais depuis longtemps et que je respecte. Je ne comprends pas ce qui s’est passé hier avec cet homme", explique-t-elle au micro de TF1, encore sous le coup de l’émotion.

Je ne suis pas juive, mais je me sens juive
Bénédicte

Enseignante, Bénédicte a parlé de ce qu’il s’est passé avec ses élèves. "Je ne suis pas juive, mais je me sens juive. Je trouve ça sidérant qu’on confonde la vie paisible d’un juif rouennais avec ce qui se passe avec ce qui se passe en Israël", déplore-t-elle dans le reportage en tête de cet article. À 87 ans, Françoise est, elle aussi, très affectée. "J’étais petite pendant la guerre, mais quand même, ça n’évoque pas de bons souvenirs. C’est lamentable. Tout le monde a le droit de vivre et d’avoir ses croyances".

Face à l’inquiétude, le maire a organisé ce vendredi un rassemblement de soutien devant l'hôtel de ville, pour cette communauté présente depuis l'Antiquité, avant même que Rouen ne porte son nom actuel. "Aujourd’hui, il y a plus d’un millier de personnes juives qui vivent à Rouen, mais en réalité ce drame nous touche toutes et tous. Parce que quand on s’attaque à la communauté juive, on s’attaque à la communauté nationale", assure Nicolas Mayer-Rossignol, le maire PS de la ville qui révèle que huit-cent personnes de toutes confessions se sont déplacées. 


Rania HOBALLAH | Reportage : Delphine Sitbon, Paul Bouffard et David Pires

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