Le nombre de cambriolages est en légère hausse en France, d'un peu plus de 3% sur un an, selon une récente étude.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la majorité d'entre eux n'ont pas lieu forcément la nuit ou bien pendant l’été.
Détail des chiffres.

Un cambrioleur qui pénètre dans une maison... le soir de Noël. Comme sur les images capturées par caméra cachée dans le reportage du 20H de TF1 à retrouver ci-dessus, les malfrats n'hésitent plus, désormais, à s'introduire dans des logements hors des périodes considérées traditionnellement plus à risque, comme durant les vacances d'été. Depuis peu, ils semblent avoir changé leur pratique. Ainsi, contre toute attente, les cambrioleurs agissent le plus souvent au mois de décembre (environ 11% des cas d'intrusion ou de tentative d'intrusion), selon une récente étude de l'entreprise de sécurité Verisure.

42% des intrusions ont lieu l'après-midi

L'explication ? L'appât du gain : à cette époque de l'année, les délinquants sont sûrs de tomber sur un plus gros butin avec la préparation des cadeaux de Noël. Dans le détail, les mois de novembre (10% des cas) d'août (9%) et d'octobre (9%) sont aussi les plus à risque, cette dernière période étant ciblée "certainement à cause des vacances de la Toussaint", selon le communiqué joint à l'étude. Ce n’est pas la seule idée reçue sur les cambriolages. 

"Les personnes pensent souvent que cela arrive la nuit, avance dans le reportage de TF1 l'adjudante-cheffe Karine Bonnici, de la brigade de gendarmerie de Dardilly (Rhône). Pour autant, on se rend compte que cela arrive à n'importe quel créneau de la journée." C’est même en plein jour qu'il existe le plus de risque de se faire cambrioler. Selon l'étude de sécurité Verisure, sur plus de 3.100 intrusions constatées en 2023, 42% d'entre elles ont lieu l’après-midi, contre 37% la nuit et 21% le matin. Concernant les jours du méfait, les cambrioleurs ont davantage agi le samedi, le jeudi puis le vendredi.

Pas d'influence de la généralisation du télétravail

D'ailleurs, le télétravail généralisé n’y change rien, car les malfaiteurs repèrent les moindres détails du quotidien de leurs victimes. "Le télétravail ne représente pas cinq jours sur cinq ou sept jours sur sept, explique Éric Henry, délégué national Alliance Police nationale. Dans les familles qui détiennent des enfants en bas âge, il faut bien les emmener à l'école. Les parents vont s'absenter pendant ce temps-là. Pareil lorsqu'il s'agit d'aller faire ses courses." Le temps d’un aller-retour, il faut en moyenne aux voleurs seulement trois minutes pour vous cambrioler.

Au-delà des simples cambriolages, ces derniers mois, les cas de homejacking, ces vols violents en présence du propriétaire des lieux, se multiplient. L'an dernier, 482 avaient été dénombrés dans toute la France par le ministère de l'Intérieur.


T.A. | Reportage TF1 Lise CLOIX et Séverine AGI

Tout
TF1 Info