Les circonstances dans lesquelles Kendji Girac a été blessé par balle lundi matin dans les Landes restent encore floues.
Le JT de TF1 fait le point sur l'enquête et ses zones d'ombre, en particulier sur l'arme du tir, un colt 45 en cours d'analyse.

Ce mardi à Biscarrosse (Landes), les caravanes qui stationnaient à l'endroit où Kendji Girac a été retrouvé blessé par balle ont levé le camp, comme vous pouvez le voir dans le reportage de TF1 ci-dessus. Restent de nombreuses questions auxquelles l'enquête, ouverte sous la qualification de "tentative d'homicide volontaire", va s'attacher à répondre. Transporté à l'hôpital avec une plaie au niveau du thorax ressortant au niveau du dos, le chanteur de 27 ans, qui "va bien" et est désormais "tiré d'affaire", a livré sa version des faits dès lundi : selon lui, il s'agit d'un accident, il affirme s'être tiré dessus en manipulant une arme. Mais que s'est-il réellement passé ? D'autres personnes sont-elles impliquées ? Les gendarmes ne ferment pour l'heure aucune piste. 

Pour le procureur de la République de Mont-de-Marsan, les circonstances du tir restent encore flous. "Les premiers témoignages recueillis paraissaient confus, tant sur les circonstances des faits que sur le lieu exact où il s'était produit. L'arme utilisée avait par ailleurs disparu", a-t-il indiqué lundi soir dans un communiqué. Sur indication de la famille de l'artiste, un pistolet automatique calibre 11.43, un colt 45, a été retrouvé plus tard dans journée à proximité du camp, abandonné. Sans chargeur mais celui-ci a ensuite été retrouvé. On sait depuis que le tir a eu lieu à l'intérieur de la caravane du chanteur

"L'arme peut à peu près tout dire""

Qui a tiré ? Les enquêteurs ont réalisé des prélèvements, inspecté le camp minutieusement. Les gendarmes vont aussi analyser les traces de poudre sur les vêtements et la peau de Kendji Girac, de sa femme et des autres personnes présentes. Ou encore tenter de faire parler la balistique et les empreintes. 

"L'arme peut à peu près tout dire, assure à TF1 Yves Gollety, président du syndicat des armuriers. Si la scène de l'accident a bien été préservée, sur l'arme, il doit y avoir des empreintes, donc on va savoir qui la tenait. Puis si jamais la personne a vraiment tiré à bout portant, vous aurez les vêtements de la personne qui vont être brûlés, parce qu'il y a une flamme qui se dégage de l'arme".  

D'où vient cette dernière ? Le chanteur a expliqué l'avoir acheté dimanche dans une brocante. C'est illégal et seul un tireur sportif, licencié depuis six mois minimum et avec un permis, peut posséder un pistolet de ce type. Une telle arme doit être transportée dans un coffre, sans ses munitions. Kendji Girac n'a, selon le procureur, pas expliqué "ni les circonstances de cet achat ni les raisons qui l'auraient conduit à manipuler cette arme au milieu de la nuit".


La rédaction de TF1 | Reportage Baptiste Guénais, Léa Merlier

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