Les cambriolages ont augmenté de 3% en France l'an dernier, et ils ne touchent pas seulement les logements occupés.
De plus en plus souvent, ces vols visent des chantiers de maisons individuelles.
Regardez ce reportage du 20H de TF1.

Serge ne s'en est toujours pas remis. Sa maison en cours de construction a été cambriolée. "A 7 h du matin, des cambrioleurs sont arrivés et ils ont forcé la baie vitrée avec un pied de biche. En fait, ils ont fait un porte-à-faux, l'ont ouverte et se sont emparés du contenu de la maison", raconte-t-il dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus. Résultat, il a été obligé de stopper ses travaux, car tout le matériel d'isolation livré sur le chantier a été dérobé. "Du fait du vol, on a dû racheter des matériaux pour un coût de 7 700 euros, le coût qu'on s'était fait voler", précise-t-il. 

Un témoin a relevé la plaque d'immatriculation du véhicule le jour du cambriolage. Les deux voleurs ont finalement été retrouvés et condamnés à dix mois de prison avec sursis. Mais la maison de Serge n'est toujours pas habitable. "On n'a rien récupéré parce que tout a été séquestré ensuite par la gendarmerie. Ça a aussi chamboulé le planning qu'on avait prévu et qu'on s'était octroyé pour faire ces travaux", déplore-t-il.

1 milliard d'euros de préjudice par an

Ces vols ne concernent pas seulement les particuliers, ils touchent aussi les professionnels. À Rennes, Pauline Rabarot, assistante de direction chez "Coupé Jérôme SARL" en a fait les frais. "On s'est fait voler les velux qui étaient stockés à l'étage", témoigne-t-elle. Cette fois, les voleurs n'ont pas été identifiés et le contrat d'assurance de cette entreprise ne couvre pas ce préjudice, soit plus de 2 000 euros pour trois fenêtres de toit toutes neuves, volées. "C'est un chantier qui est clos, qui a des barrières, qui est fermé à clé et on arrive quand même à rentrer et à nous prendre nos velux", déplore-t-elle.

Les salariés de cette société ont désormais la consigne de ne plus rien laisser sur le site à chaque fin de journée. "On amène au fur et à mesure ou alors, on laisse dans les camions et on décharge à l'avancement du chantier", explique l'assistante de direction. Le montant des vols sur les chantiers est estimé à 1 milliard d'euros par an par la profession. L'outillage, les matériaux ou encore les métaux sont les cibles privilégiées des cambrioleurs. 

Et comme ces vols en série se poursuivent, les autorités misent sur la prévention. "Une entreprise qui le sollicite peut demander le déplacement d'un 'référent sûreté' ou d'un 'correspondant sûreté' pour effectuer une analyse du site. Ce qui peut être préconisé, c'est le rangement du matériel, mais aussi tout ce qui est protection physique, donc clôtures. Ce qui peut être mis en place aussi sur certains matériels, c'est de la géolocalisation par une balise", détaille l'adjudant-chef Sébastien Plumas, chef de la cellule prévention technique de la malveillance à la gendarmerie de Mayenne. Toute entreprise française peut faire appel gratuitement à l'expertise de la gendarmerie pour améliorer sa sécurité sur son site comme sur ses chantiers. 


V. F | Reportage TF1 : Sébastien Guerche, Manon Monnier et Renan Hellec

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