On connaissait les perceurs de coffres-forts, les voleurs de voitures... mais pas encore les cambrioleurs de cabinets vétérinaires.
Dans la région de Toulouse, des gangs très organisés s'introduisent de nuit pour dérober du matériel de pointe coûteux.
Le 20H de TF1 s'est rendu sur place.

"Ils ont ouvert la porte et ils se sont rendus directement dans notre laboratoire". Droit au but et méthodiques, les cambrioleurs semblaient connaître les lieux et les équipements, ce 8 mai 2023. "Ils ont dérobé plusieurs appareils d’analyse dans cette pièce, en débranchant proprement le matériel", affirme le docteur Virginie Cormerais, vétérinaire en Haute-Garonne. 

Échographe ou analyseur sanguin, cinq appareils ont été volés dans leur clinique. Le préjudice est estimé entre 20.000 et 30.000 euros et rappelle étrangement les cambriolages successifs depuis février dans cinq autres cliniques vétérinaires du département. "Quand on fait la somme de tout ce matériel qui a été dérobé, il semblerait que ça permettrait d'équiper complètement une clinique de tout le matériel d'analyse dont ils ont besoin", poursuit Virginie Cormerais. 

Une revente à l'étranger

Pour l'heure, pas de lien établi par les gendarmes entre les différentes affaires. Mais au centre de Toulouse, un vétérinaire urgentiste en est convaincu : les cambriolages chez ses confrères sont destinés à une revente à l’étranger. "Ne serait-ce que pour des questions de service après-vente, on achète nos appareils d'échographie, nos appareils de radiologie, nos appareils d'analyse chez les fournisseurs qui sont capables d'assurer toute la maintenance qui va avec, donc on ne voit pas exactement quel pourrait être le marché en France pour du matériel médical vétérinaire volé", affirme le docteur Maxence de Jouvencel. 

En revanche, il y a peu de risques de vol dans sa clinique. Même ouverte la nuit, elle est particulièrement sécurisée. "On a un sas qui nous permet de verrouiller les portes et de contrôler les arrivées avec un interphone et des caméras de surveillance. On badge pour rentrer dans les salles de consultation. Sur l'écran, je peux voir qui est en salle d'attente et on a un visuel sur le laboratoire et un certain nombre de salles de soin où on a du matériel sensible", reprend Maxence de Jouvencel. 

Caméras, alarmes, portes à accès limité... Autant de dispositifs que toutes les cliniques vétérinaires du département commencent à adopter.


L.T. | Reportage TF1 Stacy Petit, Pascal Michel, Jean-Marc Lucas

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